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 Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]

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Ariel Andrews
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MessageSujet: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Dim 20 Mai - 0:58

Ariel revenait d’une petite excursion à la décharge quand l’étrange évènement s’était produit. Un sac à dos rempli de pièces métalliques et d’outils sur l’épaule, quelques babioles semblant inutiles mais qu’il allait se faire une joie de bricoler et modifier dans les bras, l’homme passait prudemment aux abords du sas d’ouverture quand il se rendit compte que quelques chose clochait avec le Dôme.
Ce dernier, d’habitude si lumineux et brillant de mille feux, avait l’air pour l’heure complètement éteint. Phénomène pour le moins surprenant. Le cyborg, du haut de ses cinquante - et des poussières – années de vie ne se rappelait pas du tout avoir déjà pu observer chose pareille. Alors au diable sa récolte du jour. Il n’était pas du genre spécialement curieux d’ordinaire, mais là, il se passait un truc pas net et il était exclus qu’il occulte cela et rentre simplement et bêtement à son tipi de fortune.

Une fois donc ses petits trésors abandonnés et camouflés à l’abri d’un buisson, le sauvage s’approcha de l’entrée de son ancien lieu de vie comme il ne l’avait fait depuis bien longtemps. En regardant de façon plus détaillée, Ariel constata que le sas ne semblait plus fonctionner comme d’habitude. Il était ouvert ?! Méfiant, le grand brun plissa les yeux avant de réaliser une action bien téméraire : se glisser habilement à l’intérieur.

Sous l’immense voûte, il constata vite la panique ambiante. Dans la base, quelques militaires couraient à droite à gauche, sans faire bien attention à ce qui les entourait. Notre homme profita ainsi que les esprits soient occupés à autre chose pour s’aventurer plus loin. Il avançait prudemment et à patte de velours, scrutant les environs et à l’écoute du moindre petit bruit. L’électricité avait apparemment abandonné les lieux, ce qui expliquait l’affolement général, et Ariel se demanda un instant à quoi cela pouvait-il être dû ? Une panne tout ce qu’il y avait de plus basique ? Ou bien un attentat orchestré par la rébellion ?
Quoique fut la réponse à ces interrogations, cela venait de lui permettre d’entrer à nouveau dans le monde civilisé. Pas que celui-ci lui avait particulièrement manqué, mais bon…ça rappelait des souvenirs dirons nous.

Et à cause des pensées un peu nostalgiques qui l’envahissaient, il ne sentit pas l’homme derrière lui arriver. Quand il se rendit compte du danger, il était trop tard pour se cacher. Alors sa main droite descendit retrouver le manche de son couteau. Au cas où…
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Engel Fürhmann
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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Sam 4 Aoû - 20:54

Plus d’une heure que la coupure s’était produite et toujours aucun élément palpable de réponse. Un des Résistants certes, mais encore ? Engel voulait un coupable ! Un coupable concret, qu’il pourrait faire passer devant un juge, qu’il pourrait utiliser comme exemple. Une tête à promener au bout d’une pique, un moyen de dire à ces petits cons de résistants « regardez bien votre copain et rentrez dans les rangs si vous ne voulez pas finir comme lui ». En imagé bien entendu.
Quoique.

Quoiqu’il en fût, il avait la haine. Engel n’était pas homme de vertu, et la patience n’était pas son fort. Elle avait tendance à se barrer sur ses petites pattes quand il était dans le coin. Voilà pourquoi le général commençait à saturer de tout laisser en charge à ses incapables de subordonnés. Puisque personne ne se bougeait le cul, ce serait à lui de prendre les choses en main. Comme au bon vieux temps.
Il était en route vers la tour de contrôle. Il avait des choses à vérifier. Si le dôme entier était privé de la moindre source d’énergie, les militaires savaient être un minimum prévoyants pour ce genre de cas. Aussi était-il sûr de pouvoir trouver du matériel fonctionnant sur batterie là-bas. Des détecteurs thermiques et des appareils de communications longue-portée entre autres.

Du moins, était-ce son objectif. Mais quelque chose l’en détourna. Une ombre, discrète, rapide et prudente, alors qu’il passait à proximité du sas d’ouverture. Une silhouette qui, sans qu’il ne comprenne pourquoi, lui inspirait une étrange impression de familiarité. Mais surtout, surtout, une silhouette qui n’avait pas franchement l’air d’un militaire. Et qui en conséquence n’avait pas grand-chose à faire là et restait suspecte. Encore plus au vu des évènements actuels.
L’homme s’engouffra à sa suite. Sa main trouva la rassurante présence du pistolet à sa ceinture. Il s’en saisit, prêt à faire feu à la moindre alerte.

L’intrus – car c’était forcément d’un intrus dont il s’agissait, Engel ne se faisait plus d’illusion à ce sujet – s’arrêta dans un coin sombre. Obscurité qui ne suffit pas. Le général aperçu, à la va-vite, le visage de l’inconnu.
Pas si inconnu que ça d’ailleurs. Il se disait bien que cette façon de se déplacer lui rappelait quelqu’un. Maintenant, le doute n’était plus permis. Engel se détendit. Pas beaucoup. Juste assez pour adopter à nouveau cette nonchalance cynique qui lui était habituelle. Arrivant dans le dos de l’homme, il lui braqua le canon de son arme sur l’arrière du crâne tandis que sa main libre se chargea de porter un cigare à sa bouche avant de l’allumer. Il prit le temps d’en tirer une bouffée avant de prendre la parole.

- Si j’étais toi, je lâcherai ton canif et je me retournerai sans geste brusque.

Il attendit que l’interpellé ne commence à s’exécuter avant de reprendre, un sourire narquois aux lèvres.

- Alors comme ça, on ne salut plus ses vieux amis ?
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Ariel Andrews
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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Sam 4 Aoû - 22:50

Ce fut d’abord la sensation du canon de l’arme à feu contre sa tête. Situation désagréable. Stressante. Stupide aussi, parce que s’il se retrouvait avec une menace si grande et si proche, c’était qu’il l’avait bien méritée selon lui. Voila ce que l’on récoltait en voulant satisfaire sa curiosité et en baissant un peu trop sa garde. Plus assez prudent ? Pourtant avec ces quinze années passées dans la nature, c’est l’inverse que l’on aurait plutôt vu se produire…
Puis il y eut la fumée recrachée, bien caractéristique de celle des cigares. Et la voix. Cette voix. Qui résonna juste derrière lui. Et sur le visage d’Ariel, la peur s’envola, mais seulement pour laisser place à un mélange de sentiments plus contradictoires les uns avec les autres. Des émotions à vous retourner l’estomac.

Le sauvage avait été incroyablement inconscient pour s’aventurer ici, certes. Mais il ne l’était pas au point de désobéir et d’attaquer celui qui braquait son revolver sur son crâne. Les doigts métalliques quittèrent donc lentement le manche du couteau de chasse et, les deux bras levés en signe de reddition, l’homme se retourna sagement pour faire face et tomber nez à nez avec un de ses vieux souvenirs, en chair et en os.

Sa mâchoire était crispée, exprimant clairement l’inconfort dans lequel il se trouvait. Devant ce militaire qu’il avait servi, avec qui il avait tissé des liens et qu’il n’avait pas eu d’autre option que de « trahir », comment pouvait-il décemment agir de façon complètement détendue ? Ses épaules étaient pourtant assez relâchées pour qu’on puisse y voir là une certaine tranquillité et sur ses lèvres se dessinait un léger sourire. Doux, calme. Un peu triste aussi peut-être… A mi-chemin entre la culpabilité, la méfiance et le plaisir de revoir cet ancien ami, Ariel ne savait décidemment pas bien sur quel pied danser.

Il ne répondit donc pas tout de suite à la petite pique du grand brun. Il laissa ses yeux gris balayer le visage de son vieil allié, sa silhouette…notant au passage les galons brillant destinés au Général de l’Armée sur le treillis. Fidèle à lui-même.
Puis son regard se porta sur le canon toujours pointé sur lui avant d’accrocher celui du propriétaire de ce dernier. Une légère inspiration, et la voix finit par sortir. Grave, un peu enrouée. Un peu cassée. Troublée.

« Me voila bien impoli, tu as raison… Bonjour, donc, Engel… ça fait longtemps. Est-ce déplacé si je dis que toi et ton tact m’aviez manqué ? »

Et sur ces mots, il avança son bras droit sans brusquerie ni agressivité pour abaisser l’arme qui le narguait.


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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Sam 4 Aoû - 23:51

Voir ainsi le visage de son ancien camarade fit remonter en lui des flots de souvenirs. De nostalgie il n’était rien, du moins Engel ne voulait-il pas le croire. Il voulut se persuader que cet homme n’était rien d’autre que celui qui l’avait trahi, et non pas un ami qui lui avait été cher. Il se força à ressentir de la colère et une froideur calculée, réfutant le soulagement qui l’assaillit de savoir Ariel en bonne santé. Ou du moins en assez bon état pour se trimballer dans un endroit lui étant interdit d’accès .

Engel n’esquissa pas le moindre geste, fixant dans les yeux le désormais sauvage tandis que celui-ci lui faisait abaisser son arme. Il laissa faire, n’ôtant pour autant pas le doigt de la détente.

- C’est tout ce que tu as à dire ?

Effectivement, les choses ne changeaient pas. Toujours ce calme passant presque pour de l’indifférence. Toujours ce ton doux, le même qu’il y avait des années. Et malgré un visage plus buriné par les aléas du temps, un sourire qui agaçait Engel. Sérieusement, c’était quoi cette tête de déterré ? Ariel avait tourné les talons sans un mot à l’époque, ignorant même ses menaces les plus sourdes, et aujourd’hui, il tirait une tronche qui n’avait rien à envier à celle d’un gosse qui vient de se faire surprendre après avoir piqué des cookies au milieu de la nuit.

Le général lui, ne souriait pas. Il forçait son visage à rester inexpressif et impartial, par pure fierté. Il laissa finalement retomber son bras portant l’arme le long de son corps, toujours prêt cependant à l’utiliser en cas de besoin. D’un soupir, il laissa son corps se détendre. Mais quiconque le connaissait un peu pouvait comprendre qu’en réalité, s’il avait pu balancer son poing à la face de son cher ami, il l’aurait fait. Dommage, il avait les deux mains prises. L’une par le pistolet, l’autre par le cigare qu’il avait récupéré.

- Si je t’ai tant manqué que ça, peut-être me fera-tu le plaisir de me dire ce que vous foutez là, ton tas de conserve et toi ? Disons, en l’honneur du bon vieux temps ? Et en guise de récompense pour ne pas encore t’avoir troué la cervelle, tant qu’à faire.

Sa voix, quoique délibérément dénuée de la moindre trace accusatrice, était plus froide, plus lente qu’à l’ordinaire.
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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Dim 5 Aoû - 2:06

Espérer que ces retrouvailles aient lieu dans une effusion de joie et de bons sentiments, cela aurait été bien mal connaître les deux vieux comparses. L’un en face de l’autre, le regard mutuellement rivé dans celui de l’autre, il se dégageait d’eux une tension presque palpable. De celle qui s’instaure au fil du temps, qui grandit et se tapit. Et qui émerge des cicatrices que l’on croyait refermées une fois qu’on se confronte de nouveau au passé.

Ariel n’avait pas eu cette illusion, cet espoir stupide de réconciliation soudaine et instantanée. Heureusement pour lui. Bien qu’il ait quitté le Dôme depuis de nombres années, il n’avait pas oublié le caractère d’Engel et cela lui permit d’accueillir les paroles de son ancien lieutenant sans surprise. Au contraire, cela ne fit d’ailleurs qu’étirer un peu plus son sourire nostalgique. Quand il disait que cela lui avait manqué…
Il fallait dire qu’en quinze ans, aucun ne donnait l’impression d’avoir réellement changé. Lui, toujours posé, laconique et à l’écoute de ce que les gens avaient à lui raconter. Engel, toujours aussi fier et impassible. Toujours aussi francs. A l’époque déjà, ils ne mâchaient pas leurs mots quand ils avaient un reproche à se faire, alors ce n’était certainement pas aujourd’hui que la tendresse allait pointer le bout de son nez dans leurs conversations.

Pas du côté du Général en tout cas…

En revanche, à l’allusion de ce dernier à propos du « tas de conserve », le cyborg porta un regard à son bras mécanique, délaissant sa douce expression pour un rictus plus triste, plus coupable. Car c’était avec la perte de son membre que tout avait commencé et qu’ils en étaient là en quelque sorte.
Un soupir suivit celui d’Engel et cette fois, le sauvage ne releva pas la tête pour affronter le regard de son camarade.

« J’ai simplement vu le Dôme éteint et, en constatant que le sas était déverrouillé, j’ai…foncé bêtement. L’appel du passé sans doute…, répondit-il finalement à voix basse. Puis, après une courte pause, reprit : Engel…je suis désolé. Pour ce qu’il s’est passé, tu sais. Je suis sincère, et j’aimerais que tu croies toujours en mes paroles. Comme avant. »

Puis les prunelles grises se plongèrent de nouveau dans le regard froid dont le gratifiait le militaire, criantes d’honnêteté et de regrets, tandis qu’en parallèle, il avançait sa main gauche pour la poser sur l’épaule d’Engel et y exercer une légère pression. Comme avant…


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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Dim 5 Aoû - 20:00

Comme avant… Hein ?

La bonne blague.

Ariel avait toujours eu ce côté un peu trop idéaliste, même à l’époque. Dans une autre vie, il aurait pu être Mahatma Gandhi. Ou tout autre utopiste à la con dans le même genre. Cet optimisme exacerbé… Ah, ça lui ressemblait bien.
Engel n’aimait pas les naïfs et les utopistes. C’était cette partie d’Ariel qu’il n’avait jamais pu supporter, plus que tout autre chose. Et l’ancien militaire le savait, ce n’était pas faute de se l’être entendu dire mainte et mainte fois par le général.

Un silence. De quelques secondes à peine, mais assez lourd pour écraser la moindre envie de prendre la parole. Si Engel semblait peser le pour et le contre, il n’en était en réalité rien du tout. Pour lui, c’était déjà réglé. Du moins son côté obtus à l’extrême voulait-il le lui faire croire.

- Désolé. J’ai la mémoire courte.

Son comme avant remontait à près de quinze ans. Un peu tard à son goût. Et puis, il n’avait jamais supporté les excuses d’Ariel. Ça lui donnait des envies de baffes monumentales et difficilement contrôlables.

- Et tant qu’on y est. Si je t’entends encore une seule fois dire que tu es désolé, je te colle une bastos entre les deux yeux. Et tu sais que je le fe…

Un bruit. Des bruits. Pas de course, sons métalliques. Qui se rapprochaient inlassablement. Comprenant immédiatement, Engel se dégagea de la main ferme de son ancien ami. Pour mieux porter à nouveau son cigare à ses lèvres afin d’avoir une main libre. Saisissant à son tour l’épaule d’Ariel, il le fit pivoter sans aucune douceur particulière, le poussant dans le dos pour le faire avancer dans un minuscule recoin sombre. Une sorte de couloir à peine visible s’enfonçant dans le noir. Le général s’y engouffra à sa suite, s’arrêtant au bout de deux ou trois pas à peine, fixant la faible lumière qu’ils venaient de quitter. Ils n’eurent pas à attendre longtemps pour apercevoir des troupes de soldats passer en courant. Il intima le silence au sauvage jusqu’à ce que les bruits de pas se furent quelque peu éloignés.
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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Lun 6 Aoû - 0:38

Pendant le silence pesant qui s’était installé entre eux, Ariel continuait de fixer Engel. Les iris sombres de ce dernier soutenaient son regard sans aucun souci. Lui, n’avait pas retiré sa main, serrant toujours doucement l’épaule qui se trouvait en-dessous tandis qu’il attendait une quelconque réaction de la part de son ancien camarade. Peut-être qu’il finisse enfin par accepter ses excuses, même si au fond, le cyborg savait que cela ne risquait pas d’arriver. Il y avait de cela quinze ans, il s’était transformé en traitre aux yeux d’Engel qui n’avait jamais compris sa décision, jamais pardonné le fait que l’ex militaire ignore ses multiples mises en garde et ignore ses conseils et tentatives de raisonnement.
Pourtant, même en sachant tout cela, les paroles de son vieil ami réussirent une nouvelle fois à le toucher. Plus profondément, plus fort et plus douloureusement que n’importe quelle balle qui lui aurait transpercé la poitrine. Le sauvage ne comptait plus le nombre de fois où il avait regretté que toute cette histoire ne se soit pas déroulée autrement. Il n’avait jamais cru revoir un jour Engel. Jamais cru avoir une seconde chance pour s’expliquer et s’excuser auprès de celui qu’il aurait encore aimé pouvoir considérer comme un ami. Et quand cela arrivait finalement, comme par miracle, le Général lui offrait une réponse on ne peut plus clair. Pour lui, c’était tranché. Excuses ou pas. Point.

Ariel entendit les bruits pas, pressés, en même temps que son ancien collègue. Il allait alors tenter de fuit quand Engel le fit se tourner pour le pousser sans ménagement à l’abri des regards. Ils y restèrent, parfaitement immobiles et silencieux alors qu’une troupe de soldats s’activait et passait sous leurs yeux.
Puis quand le brouhaha de leur course s’atténua, le cyborg expira longuement, sans pour autant se détendre réellement. Il s’adossa légèrement contre le mur dans son dos, le corps en alerte et néanmoins prêt à agir s’il venait à se passer un nouvel incident, et finit par reprendre la parole à mi voix.

« Oui, tu serais prêt à me tuer sans problème en me tirant une balle dans la tête, je sais. Alors ne me sauve pas la mise comme tu viens de le faire. C’est inutile. Si en plus on te voyait faire… »

Le ton s’était fait froid à son tour, mais on y percevait toujours un peu la peine et la déception dues aux répliques assassines et catégoriques d’Engel. Mais comme Ariel n’était pas spécialement du genre rancunier – et puis pour changer un peu de sujet aussi -, il s’exprima de nouveau sur une tonalité un peu plus souriante.

« …Général quand même. De ta part, ça ne me surprend guère. Mes félicitations ! Je suppose que ça file droit sous tes ordres... »


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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Mar 7 Aoû - 0:15

- T’as pas changé. T’es toujours aussi chiant.

Son ersatz de sourire n’était pas visible dans l’obscurité, mais il était pourtant bel et bien présent. Quant à savoir s’il était perceptible dans sa voix, c’était à l’empathie de tout un chacun.
Engel ne mâchait pas ses mots. Ça se savait. Il abhorrait la langue de bois comme certains abhorrent l’injustice ou la crédulité. Et si on n’était pas capable de l’apprécier pour sa franchise et son honnêteté, pas la peine de rester. L’homme restait toujours égal à lui-même et ne comptait certainement pas changer sa façon de faire ou de penser. Même pas pour quelqu’un comme Ariel.

- J’ai donné l’ordre de tirer à vue et sans sommation sur tout individu suspect. Si tu veux que je laisse mes hommes te descendre, suffit de le dire. Je peux même les appeler pour toi si tu veux.

Ne me dis pas quoi faire, je sauve qui je veux, alors profite et ta gueule, semblait dire son regard au moment où il se retournait vers l’ancien militaire. Oui, Engel avait toujours eu un regard très expressif. Le genre qui pouvait presque tuer, avec couteaux, armes à feu, et tout le tutti. Voir même avec un arsenal entier, si on avait vraiment fait une grosse connerie ou qu’il était particulièrement en rogne.

Sans attendre la moindre remarque de la part de cet ancien ami, il s’aventura pour sortir de leur sombre cachette. Il estimait que les soldats s’étaient assez éloignés à présent, du moins l’espérait-il. Car même s’il n’avait aucun compte à rendre à ses subalternes, nul doute qu’il serait suspect de le voir trainer avec un sauvage en tel moment de panique dans le dôme. Et si tel était le cas, Engel n’avait pas trop d’illusions concernant les possibilités s’offrant à lui : Se trahir en instillant le doute chez ses subordonnés, ou abattre purement et simplement Ariel en face d’eux. Pour le moment, il ne voulut pas se demander s’il en serait capable ou non. Trop de facteurs entraient en compte. Et trop de temps était passé. Des choses qui comptaient énormément à l’époque ne valaient plus rien aujourd’hui, et vice-versa.

Cependant, à peine Engel eut-il posé un pied en dehors de la cache que des cris suivit de coups de feu retentirent à la chaine, pas si éloignés que ça. La surprise déclencha ses réflexes de militaire, lui faisant armer son pistolet et l’intimant à se reculer brusquement, se cognant à Ariel. A l’entente des brefs hurlements de douleurs qui s’étaient élevés au début de la fusillade, il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser qu’il ne s’agissait de rien d’autres que de ses soldats qui avaient dû appréhender un sauvage ou un résistant. Le Général baissa son arme et chuchota à l’oreille de l’exilé, par sécurité, ne maîtrisant que peu l’amusement narquois dans sa voix.

- Comme tu peux le voir : Ça file plutôt droit en effet. Il posa sa main sur l’épaule de son camarade, de la même manière que lui-même l’avait fait précédemment. Je supporte plutôt mal l’échec, et mes hommes le savent.

Sans le lâcher, il lui indiqua le coté de l’étroit couloir qui s’enfonçait dans l’obscurité.

- Par là. Moins de chance de croiser une patrouille.

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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Mer 17 Oct - 19:58

Malgré la tension du moment et la situation plus que préoccupante et dangereuse dans laquelle il se trouvait, Ariel réussit à avoir le cœur à rigoler de la « constatation » cinglante d’Engel. Chiant. Il avait l’impression que cela faisait des années lumières qu’il n’avait pas entendu quelqu’un le désigner ainsi. Quoiqu’il n’y ait jamais eu que son ancien supérieur pour le faire d’ailleurs…

« Les bonnes vieilles habitudes, que veux-tu…! Enfin, avoue que tu aurais été déçu si je n’avais plus été aussi pénible qu’avant… »

Ah, ces petites piques et taquineries. Ce qu’elles avaient pu lui manquer. Et ce qu’elles étaient complètement déplacées et insolites dans le cas présent et dans ce dialogue de retrouvailles qui avait commencé si froidement. A quoi jouaient-ils au juste ? Le passé les rattrapait-il si vite pour qu’ils en reviennent presque à leurs chamailleries d’antan ?
Pourtant Ariel le savait : même au nom de leur ancienne amitié, il ne pouvait plus espérer la même complicité qu’il avait eue avec le Général. D’ailleurs, le fait que ce dernier prenne encore certains risques - et pas des moindres - pour lui l’étonnait légèrement. Mais Engel était grand et faisait bien ce qu’il voulait, comme il venait de lui faire comprendre à travers ses paroles et son regard après que le cyborg ait tenté de refuser son aide.

Il se tut donc, puisque son ex camarade lui avait si délicatement et implicitement intimé de le faire, et reporta son attention sur les bruits alentours. Les cris de douleur au loin le firent légèrement sursauter et lui tirèrent une grimace, et il remercia une nouvelle fois son ange gardien pour ne pas s’être trouvé à la place du malheureux.
C’est vrai qu’en comparaison, se faire bousculer par l’imposante carcasse de son vieil ami semblait être la chose la plus agréable qui soit…

Le Sauvage acquiesça d’un bref hochement de tête lorsque le militaire finit par lui indiquer le prolongement du couloir. Il s’y engagea en premier, prudent et marchant à pas de loup afin d’éviter de se faire repérer.

« Je commence à me demander comment j’ai pu avoir la bonne idée de venir traîner ici… » marmonna-t-il dans sa barbe pour lui-même. Parce que oui, l’adrénaline et le défi, c’était bien sympa, mais le fait que les hommes soient dirigés par Engel changeaient quelque peu la donne.

« Tu crois que l’on peut atteindre la blanchisserie sans trop de mal d’ici ? Si jamais un uniforme traî-… »

Et il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’une balle fusa et vint s’écraser dans le mur à quelques mètres, là où le corridor prenait fin.
Ariel n’attendit pas une seconde de plus pour sortir son couteau de chasse et envisager toutes les portes de sorties possibles. Balle perdue ou pas, il n’avait pas vraiment le temps de tergiverser sur la question. Car si un soldat débarquait, il serait fait comme un rat…


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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Lun 7 Jan - 9:29

- Tu te crois tout permis ou qu-...

A peine Ariel avait-il commencé à émettre son idée à la con que le général n'avait pu s'empêcher de protester avec véhémence. Mais, de même, à peine eut-il ouvert la bouche pour protester que son ancien camarade se stoppa net, coupé en pleine phrase par le bruit d'un impact de balle tout proche. Il n'en fut évidement pas différent pour Engel, lequel arma à nouveau son arme à feu sous le coup de la surprise. Il la rabaissa bien vite cependant, réalisant que s'il tirai dans un espace aussi étroit, la seule personne qu'il risquait de toucher serait Ariel.

Au final, ce n'était peut-être pas plus mal d'ailleurs.
Après tout, le militaire ne s'était toujours pas décidé sur le sort qu'il devait réserver à son ancien ami. Ou plutôt, il n'avait eut ni le temps ni l'occasion d'y penser jusqu'à présent. Et la tendance des événements actuels n'allait guère en ce sens pour l'instant. Se sortir de la panade en premier, tergiverser ensuite. ...Bien qu'au fond, le seul dans la panade actuellement, c'était le sauvage qui se tenait juste devant lui, en fin de compte, et personne d'autre. D'ailleurs, celui-ci devait être considéré comme un ennemi du dôme, ainsi qu'un suspect dans tout le bordel du moment. Engel était général. Et jamais il n'aurait pu atteindre ce poste s'il avait été du genre à laisser le passé ou les sentiments prendre le pas sur l'ordre et les responsabilités.

Sans cérémonie, réagissant au quart de tour, il parcouru d'un pas la distance le séparant encore du renégat et se saisit du poignet relié à la main tenant le couteau.

- Tout doux... Je n'admettrai pas que tu blesses mes hommes. N'oublie pas qu'ils sont sous ma responsabilité et qu'aux dernières nouvelles, tu es toujours le criminel qui n'a rien à foutre içi.

Serrant avec force le poignet emprisonné, Engel le jaugea du regard quelques secondes encore, le défiant silencieusement de tenter quoi que ce soit ou de protester. Avant de le lâcher sans se départir de son air trop sérieux. Il le dépassa sans lui accorder d'autres attentions qu'un avertissement murmuré.

- Si je tolère ta présence ici pour le moment, c'est uniquement pour réfléchir au meilleur moyen de te foutre la raclée de ta vie avant de te refaire sortir à coup de pied au cul.

Sous-entendu : "Un pet de travers, et je risque fort de changer d'avis". Quant à l'avis en question, on se doute fort que la dernière réplique du plus jeune était encore ce qu'il pouvait arriver de,mieux à Ariel, et que l'alternative ne serait pas des plus réjouissantes pour ce dernier.
Après quoi le général sortit du recoin d'ombre, confiant, laissant savoir d'une voix forte son identité à ses subalternes qui pensaient avoir acculé un autre de ces révolutionnaires. Il y en a qui allaient regretter de ne pas avoir été en permission ce soir... Sans savoir à quoi ils étaient en train de réchapper.
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Ariel Andrews
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MessageSujet: Re: Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]   Jeu 10 Jan - 14:29

Ariel était tellement concentré sur le danger qui risquait d’apparaître à tout moment devant lui, qu’il ne prit garde qu’à la dernière seconde à la présence d’Engel bien trop rapprochée dans son dos. Sans qu’il n’ait donc la possibilité de réagir, la main du général se resserra sans pitié autour de son poignet, restreignant ses mouvements et ses éventuels actes défensifs.
Le membre de métal ne céda cependant pas, insensible à la douleur, et le regard bleu-gris du Sauvage vint soutenir celui du militaire. La douceur n’apparaissait cependant plus sur son visage, laissant place à plus de détermination et à une sorte d’agacement et de menace sourde.

Sans qu’aucun des deux hommes ne cillent, les secondes s’écoulèrent, empreintes d’une tension presque palpable et allant crescendo.
Puis l’étau autour du bras se relâcha enfin, et Ariel, obéissant à contrecœur, le rabaissa sans pour autant abandonner l’arme. Le conseil avisé qu’Engel lui balança ensuite ne fit que lui tirer une maigre grimace. Dans sa tête restait surtout la phrase précédente. Mais ce ne fut qu’une fois son ancien ami passé devant lui que le vieux cyborg se permit de répondre.

« Je ne suis pas un criminel… »

Tout juste murmurés, les mots n’en furent pas moins empreints d’une certaine dureté. Mais l’ex-soldat n’ajouta rien de plus, laissant la conversation en suspens.
Adossé contre le mur, il regarda le Général s’avancer dans la lumière pour sermonner ses hommes.
Et pendant ce temps, que devait-il faire, lui ? Faire demi-tour ? Partir en douce pendant qu’Engel offrait une diversion de premier choix ? Ou bien attendre sagement là que son ancien supérieur vienne lui botter le train comme il l’avait promis ?


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Vieille camaraderie - 13h30 [Engel]

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