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 Le premier signe [Akira, Lorelei +??]

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Faye M.K. Dreizehn
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MessageSujet: Le premier signe [Akira, Lorelei +??]   Mer 20 Juin - 0:08

-Mais qu’est-ce qu’AAAAHHHH!!!

La voix du Docteur Faye retentit étrangement dans toute l’unité opératoire. Bien que la coupure d’électricité soudaine l’ait surprise, ce ne fut pas ce qui l’effraya. Faye recule de plusieurs petits pas précipités avant de heurter le mur derrière elle. La femme s’y colle comme si cela pouvait l’aider à mettre plus de distance entre elle et l’affreux accident qui venait de se produire sous ses yeux. Il fait noir, elle n’a aucun moyen de voir quoi que ce soit, mais elle sait. Elle sait exactement ce qui vient d’arriver à Lazar Slavek. Même si elle ne peut pas le voir, elle peut sentir l’odeur du sang et des entrailles qui recouvrent a présent la salle. Elle est furieuse, non pas car elle vient de perdre un de ses précieux patient, non pas car elle est couverte de jus d’intestins ou de sang. Elle est furieuse car elle ne connaîtra jamais les véritables résultats de cette expérience. Elle va devoir infliger a un des quatre cobayes restants une série supplémentaire afin de le ‘Calibrer’. Mais lequel. C’était un choix difficile car aucun des cobayes du projet n’est en état de subir ça. Alors que des gens à l’extérieur de la salle s’affairent à ouvrir la porte pour faire sortir la femme médecin, elle réfléchit déjà à ses futures expériences.
Elle jette un regard vers les restes de l’homme. Juste avant la perte de courant, elle avait remarqué une brève mais intrigante réaction du produit. S’il s’agissait d’un signe quelconque selon lequel elle se trouve sur la bonne voie, elle venait de le rater. De plus, il sera impossible de récolter les informations malgré les sauvegardes fréquentes des programmes. Elle maudit silencieusement la personne responsable de cette situation.
Dans un bruit de métal strident, la porte cède finalement grâce aux efforts des trois hommes venu la chercher. Autant elle déplore cette perte, autant elle connaît ses priorités. D’un pas rapide elle passe à coté des trois hommes. Elle agrippe l’un d’eux par la manche et le traîne avec elle. Un second les suit sans poser de questions tandis que le troisième reste derrière. Après un moment elle relâche l’homme. Ils se trouvent tous trois dans un cul de sac. Faye se tourne vers les deux hommes.

- Je veux vos noms et votre grade. Dit elle sur un ton neutre mais qui ne laisse place a aucun argument.
- Clifford, Sergent.
- Jefferson, recrue.
- Parfait, vous allez ouvrir cette porte ainsi que toutes celles sur notre chemin. Je connais le bloc.
- Et où allons nous? Demande Clifford en faisant signe a la recrue de l’aider.
- A l’unité de contrôle.

Les deux hommes mettent tous leurs efforts afin de forcer la porte à s’ouvrir. Pendant qu’ils sont occupés, Faye sort de sa veste sa tablette multifonction. Elle la déploie et l’allume. Elle fouille rapidement dans les programmes installés. Les deux soldats parviennent a ouvrir la porte, avec plus de facilité que la précédente au moment même où Faye laisse sortir un soupire d’agacement.

- Quelque chose ne va pas? Demande le sergent au docteur.
- Les génératrices ne sont toujours pas en marche. Je n’ai plus accès au système, on dirait que c’est tout le ... Tout le dôme, regardez, je viens de recevoir ce message.

Faye tourne la tablette de façon à ce que les deux soldats puissent y lire l’annonce. Le visage de la recrue affiche une expression inquiète sous la lueur verdâtre de la tablette. En temps normal, la femme lui aurait sans doute rit au visage, mais pas maintenant. Elle pointe un passage précis, celui des bonbonnes à oxygène. Puis d’une voix sérieuse elle leur dit.

- Vous savez sans doutes ce que cela signifie. Il y a des bonbonnes d’urgence dans quarante mètres pour moi. Mais je vous conseille de mettre les vôtres immédiatement.

Sur ces mots, Faye presse le pas et passe la porte. Elle éteint sa tablette pour économiser l’énergie, un peu à contrecoeur. Les soldats sur les talons, le docteur fonce à travers les couloirs comme si elle pouvait y voir quelque chose. Après tant d’années à circuler dans le bloc, elle en connaît chaque coin, chaque mur. C’est ce qui lui permet de trouver l’endroit où sont ranger les bonbonnes d’oxygènes. Ses yeux s’habituent peu à peu à la noirceur, mais ce n’est pas suffisant. Elle met la bonbonne à son dos et fixe le masque a son visage avec les bandes élastiques.

******
Oui, je leur ai mentit. Je n’avais pas d’autre choix, mes sujets étaient à mes yeux plus important que deux idiots de soldats. Ils savaient pour le projet, ils savaient qu’en joignant la sécurité du bloc D ils étaient soumis à des risques. Je ne sais pas comment ils sont morts, mais ce n’était pas moi. Je vous l’ai déjà raconté deux fois. Après avoir tourner à droite je me suis mise à courir. Eux aussi et j’ai profité de l’intersection suivante pour les assommer avec la bonbonne d’oxygène. Ensuite, j’ai prit leur arme et j’ai détruit leur communicateur. Juste au cas. Je vous jure je ne suis pas celle qui les a tué. Non, je ne sais pas qui ou quoi à causé leur mort. L’air peut-être? Ce n’était plus mon problème, ils ne me concernaient pas. Je suis partie en direction de la salle quatre cent douze. La porte n’était pas scellée, je croyais qu’un des trois sujets s’était enfuis. Heureusement, Madison, Lorelei et Akira étaient encore là. J’entendais leur voix de l’autre coté de la porte. Ils étaient encore attachés dans leur cuve vide. Je me suis dépêcher de rentrer, pour ça, j’ai du pousser la porte. J’ai remarqué l’absence de gardes, l’absence de mes assistants... Et de Farouq. J’avais des doutes sur ce qu’il venait de se passer ici, mais je n’avais pas de preuves.
Je me suis avancé vers les trois sujets, les trois cobayes. Ils se sont tait en m’entendant entrer mais je ne m’en souciais pas. Je me suis arrêté une fois juste en face d’eux.
******


- Akira, Lorelei, Madison... Grâce à cette perte de courant nous venons de perdre Lazar Slavek. Vous comprendrez sans doute que vos tests seront maintenant accompagnés de ceux de Lazar.

Faye s’approche d’abord de Lorelei et la défait des liens qui la retiennent à sa cuve. Elle prend toutefois soins de laisser les entraves en place. Histoire qu’elle ne court pas où que ce soit. Elle va faire pareil avec Madison. Puis, elle s’approche d’Akira et l’observe. La femme retire son masque à oxygène, puis s’adresse a tous les trois.

- Vous ne pouvez pas quitter le bloc, mais il serait dangereux de vous laisser attachés ici. Je vous offre de vous conduire dans une salle plus appropriée... Qu’en dis-tu, Akira? Tu te sens assez calme pour marcher quelques minutes?
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Akira Takeshi
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MessageSujet: Re: Le premier signe [Akira, Lorelei +??]   Mer 20 Juin - 1:39

Il se doutait bien que ça allait être une sale journée. La première sale journée de toute une sale semaine. On l'avait prévenu, les tests intensifs allaient commencer. Il n'avait rien signé, tout refusé en bloc et beuglé comme à son habitude que jamais on ne l'y forcerait. Il savait pourtant que c'était inutile puisque à chaque fois c’était le même manège : on le réveillait trop tôt pour le prendre par surprise, on l’arrachait presque du lit et on lui faisait respirer un gaz abrutissant. Il passait alors le reste de la journée dans une semi léthargie à la fois agréable et frustrante car sa conscience, emprisonnée loin du panneau de contrôle de son corps, ne pouvait qu’assister à tout sans rien faire. La veille il s’était regardé dans le miroir une nouvelle fois : toujours cette drôle de couleur...

*Putain Doc, cette fois t’abuses...*

Depuis la dernière batterie de tests, depuis cette dernière injection qui l’avait torturé atrocement, il avait remarqué que ses iris n’étaient plus les mêmes. Loin du noir d’encre habituel qu’elles arboraient depuis son enfance, elles étaient désormais rouges. Et pas vaguement rouge non, d’un rouge brillant et soutenu parfaitement surnaturel. Il avait souffert dans ce labo, plus que la raison ne devrait pouvoir le tolérer. Mais jamais il n’avait subit de transformation. Et voila que son apparence changeait. C’était quoi la suite ? Des ailes dans le dos ? Des écailles ? Des pieds palmés ? Cette fois Akira ne pouvait pas laisser s’échapper la Givrée. Elle ne semblait pas s'émouvoir plus que cela du Changement (avec un grand C tant la surprise d'avoir un nouveau regard était grande et intolérable) et encore une fois, elle l'ignorait, le laissait dans un coin sans plus d'attention ni de considération. Il en avait assez ! Elle allait avoir de ses nouvelles, ça c’était une promesse ! D’un geste rageur le jeune homme avait posé brutalement le miroir sur le rebord de l’évier pour aller se coucher. Il avait prit soin d’être bien sage depuis deux jours, histoire de s’épargner le coup du gaz assommant. Il n’avait pas le choix, il passerait ces tests alors autant le faire avec l’esprit lucide. Et puis peut-être qu’il pourrait pourrir un peu la semaine du Doc comme ça.

L’alarme le réveilla comme tous les matins. La première chose qu’Akira vit ce fut le plafond blanc et lisse au-dessus de lui. Pas très passionnant. Prenant tout son temps pour s’étirer, le cobaye bailla à s’en décrocher la mâchoire tandis que sa mémoire lui revenait peu à peu. A oui, les tests. C’était pour aujourd’hui. Étrangement, ça lui faisait moins d’effet que la veille. Encore un de ses changements d’attitude qu’il ne s’expliquait pas lui-même. D’un pas traînant il rejoignit la douche sous laquelle il resta même en entendant la porte de sa cellule s’ouvrir. On lui apportait sa tenue. Pas de nourriture, il n’y avait pas droit cette semaine. Dreizehn était maboule. Pendant qu’eux allaient crever de faim, elle les regarderait s’agiter en bectant tranquillement son déjeuner. C’était écœurant. Prit d’un violent élan de colère, Akira saisit le pommeau de douche et tira dessus de toutes ses forces. S’il ne parvint pas à l’arracher, il réussit cependant à dessouder l’attache du tuyau métallique qui laissa échapper un jet d’eau bouillante contre le mur couvert de carrelage. Déçu de si peu d’effet et déjà fatigué en pensant à ce qui l’attendait, le jeune homme coupa l’alimentation d’eau et sortit pour voir ce qui l’attendait. Sur un chariot, un simple boxer noir avec écrit « DELTA » le long des cuisses trônait devant lui. Bien sur, pas de peignoir. A quoi bon ? Il n’était qu’un clébard pour les expériences, pas la peine d’avoir de la dignité. Tout en ronchonnant, il enfila sa modeste tenue et se sécha les cheveux. Assis sur son lit, la serviette sur la tête, il n’avait plus qu’à fixer le bout de ses pieds en attendant qu’on veuille bien venir le chercher.
Un type taillé comme un roc finit par venir à sa rencontre. Sans un mot le cobaye se leva pour le suivre le long des si chaleureux et si riants couloirs du bloc Delta. Bienvenue au projet Tsunami ! Rien d’autre que des lampes à la lumière blanche, des murs blancs, des blouses blanches et des cachets blancs à avaler. Mais que demande le peuple enfin ?

Arrivés dans une salle semi circulaire, Akira se laissa docilement passer les menottes. Une au poignet, l’autre dans la barre prévue à cet effet dans la cuve où il attendrait sagement son tour. Il était le premier à débarquer, surement qu’on s’attendait à plus de résistance de sa part. Mais pas aujourd’hui. Il était plutôt morne depuis son réveil et mis à part son éclat de colère insensé, il n’était pas d’humeur à s’emporter pour l’instant. C’est donc à demi nu et le regard vide qu’il se laissa enfermer comme un concombre dans son bocal en attendant les autres. Bientôt les filles entrèrent. Lorelei, qu’il préférait éviter le plus possible (chose qu’il était parvenu à faire tout ce temps) et Madison. De tous les sujets d’expérience, c’était elle qui trouvait le plus grâce aux yeux du jeune cobaye. Il lui accorda donc un faible sourire en guise de bonjour et d’encouragement quand elle posa les yeux sur lui. Un haussement de sourcil l’informa qu’elle avait remarqué l’étrange couleur de ses yeux. C’était surement la seule puisque aucun maton ne lui avait fait de remarque ou de regard appuyé.

Chacun fut attaché dans sa cuve. On referma sur eux la porte transparente et le rat de labo en charge de leur mise à l'eau s'approcha de la console de contrôle pour appuyer sur le fameux bouton rouge. Les capsules allaient se remplir quand tout fut soudain plongé dans le noir. Le noir total. Seules subsistaient les lumières rouges des issues de secours. Paniqué, le seul scientifique présent dans la salle se mit à chercher la sortie à tâtons. Une fois près de la porte, tout intérêt pour les cobayes envolé, il s’employa à ouvrir le lourd battant coulissant qui se referma sur lui dans un claquement sec. Envolé l'oiseau en blouse blanche, il ne restait plus qu'à prendre racine.


« Mais c’est quoi encore ce bordel ? Faut qu’en plus ils merdent pendant leurs tests ? On n’est pas sortis de la galère à ce rythme ! »

Ces jurons ne pouvaient monter que de la cuve d’Akira. Ce dernier donna un bon coup d’épaule dans sa porte qui s’ouvrit facilement. Rien n’était encore scellé, ni les cuves ni la porte du labo. Les deux cobayes restantes firent de même et tout le monde se retrouva en petite tenue, attaché à sa propre cuve sous la lumière crépusculaire des lampes de secours. Mais qu’es-ce qu’on s’amuse dans ce bloc scientifique !

« Bon, si l’une de vous sait ce qui se passe, c’est le moment d’éclairer ma lanterne. Sans mauvais jeu de mot. »

Chacun y allait de sa théorie. Tout en papotant, Akira resta la résistance de ses entraves. Si cette panne était bien un accident, alors c’était peut-être sa chance de fuir. Mais les menottes ne sont pas alimentées par un circuit électrique, même en 2289. Peine perdue donc. Dans le couloir, c’était l’anarchie la plus totale. Tout le monde courait à droite à gauche, on entendait régulièrement le bruit caractéristique d’un corps qui tombe ou qui se cogne contre un mur. C’était drôle à en pleurer et Akira ne pouvait pas s’empêcher de trouver comique la situation présente. Voir les grosses têtes se rentrer dedans sous l’effet de la peur, c’était revigorant comme spectacle. L’activité se calma pourtant rapidement et le silence s’abattit de l’autre côté de la porte.

« Bon ben moi je vais pas attendre qu’on vienne me chercher. »

Le jeune homme s’escrima à nouveau sur sa menotte tandis que les théories continuaient de se répondre l’une à l’autre à ses côtés. Ce fut le bruit de pas caractéristique de la Grande Cinglée qui coupa court à leurs discussions, les faisant tous se taire et se retourner comme un seul homme vers la seule issue possible. Après quelques efforts, le Doc finit par ouvrir en grand le battant. A peine échevelée, elle promena son regard sur ses trois précieux sujets d’expérience. Elle n’avait pas l’air paniquée pour un sous.

« Akira, Lorelei, Madison... Grâce à cette perte de courant nous venons de perdre Lazar Slavek. Vous comprendrez sans doute que vos tests seront maintenant accompagnés de ceux de Lazar. »

Quelle étrange sensation que celle d’avoir à la fois une pulsion meurtrière presque incontenable et un dégoût si profond que l’on ne souhaite que se tenir le plus éloigné possible de l’objet de notre dégoût. Cette femme était la pire harpie que le jeune délinquant ai le malheur de connaître. Le courant avait sauté, Lazar était mort (par sa faute en plus !) et tout ce qu’elle trouvait à dire c’était qu’ils se farciraient tous des exercices supplémentaires ? Depuis combien de temps lui avait-on arraché le cœur pour le remplacer par un petit bloc de métal froid ? Ou alors elle était devenue folle à force de vivre enfermée ici. Laissant de côté ces considérations et avisant le kit de respiration, Akira comprit rapidement qu’il était urgent de sortir de cette pièce, ne serait-ce que pour trouver eux aussi une bouteille d’oxygène. La panne devait être plus importante qu'il ne le pensait et il se souvenait très bien des consignes de sécurité que chaque enfant du dôme se voit rabâcher tous les ans à l'école: en cas de panne du système de ventilation, rester calme et trouver au plus vite une bombonne d'air. Ne pas hésiter à partager puisque le dôme se charge de régler tous les problèmes en un temps records et qu'une bouteille pour deux peut être largement suffisante.
Le Doc s’approcha et s’affaira pour détacher les deux premiers sujets de tests. Bien entendu, ce n’était jamais par Aki qu’on commençait quand il s’agissait de détacher. Par contre, il était souvent le premier entravé. L’habitude et la réputation surement... Quand ce fut son tour, son bourreau se planta devant lui pour l’observer. Instinctivement, comme une bête traumatisée, le cobaye recula d’un pas et serra les dents, foudroyant du regard celle qui était la cause de tous ses malheurs.


« Vous ne pouvez pas quitter le bloc, mais il serait dangereux de vous laisser attachés ici. Je vous offre de vous conduire dans une salle plus appropriée... Qu’en dis-tu, Akira? Tu te sens assez calme pour marcher quelques minutes? »

« A côté de vous ? Je serai plutôt tenté de vous fendre le crâne avec votre bouteille d’oxygène ouais ! Mais morte, vous ne seriez plus en mesure de me dire sincèrement pourquoi j’ai les yeux de cette foutue couleur rouge et si c'est réversible. Alors ouais, ch’uis assez calme pour une promenade nocturne. »

La vérité c’était qu’elle le terrifiait autant qu’il la haïssait. Elle pouvait tout lui faire, tout lui infliger sans que rien ne lui arrive en retour. La mort n’était pour elle qu’une expérience ratée de plus. Elle ne le voyait pas comme un homme mais comme le sujet 2D, très résistant aux produits et obtenant de bons résultats. Comme une machiavélique petite fille qui règne sur ses jouets, elle était le tyran qui tirait toutes les ficelles et faisait de lui ce qu’elle voulait. Il lui tenait tête et n’aimait rien de plus que de la dénigrer, la menacer ou même tenter de lui faire du mal. Mais au fond, à chaque cauchemar terrifiant qu’il pouvait faire, c’était toujours le visage de cette maudite rouquine qu’il voyait et de l’avoir devant lui dans la réalité faisait courir un frisson glacé dans son dos. Mais rien dans son regard carmin ne le laissait paraitre.
Il s'écarta pour la laisser passer et qu'elle le libère à son tour. Pour l'instant elle était sa seule chance de sortir de la pièce et de pouvoir s'échapper. Il lui suffisait d'attendre le bon moment.
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Lorelei Hoengaard
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MessageSujet: Re: Le premier signe [Akira, Lorelei +??]   Dim 24 Juin - 18:15

    Une salle si éclairée qu'on ne vois que blanc tout partout. Une femme aux allures du docteur Faye, allongée à une table d'opération et attachés aux poignets et aux chevilles. Puis vint des gens vêtues d'habits blanc, sortant d'étranges outils et commencèrent à entendre un son strident... s'était le réveil matin qui sonnait, Lorelei qui ouvrit les yeux, revenant à la réalité. Se frottant le crâne lentement, elle plissa le regard en observant autour d'elle. Voyant que sa cellule habituelle, plutôt luxueuse pour un cobaye d'ailleurs, elle secoue la tête légèrement tout en se redressant hors de son lit. Elle retira ses fringues et se glissa sous la douche, où elle ouvrit l'eau pour la laisser engouffrer son être et la rafraîchir. Combien de temps elle resta en dessous, elle ne savait plus trop en fait, la tête trop embrumée par mille et une pensées...

    Ce n'est que quand elle entendit finalement finalement quelqu'un lui mentionner qu'elle allait changer d'endroit, qu'elle en profita pour éteindre l'arriver d'eau de la douche et prendre une serviette pour se sécher. Une fois bien sécher, elle enfila que le moindre nécessaire, qui est connu comme leur tenue de cobaye par excellence. Par la suite, elle se laisse mettre des menottes de sûreté aux pieds et aux mains, avant de suivre l'agent de sécurité qui l’amènerait sans doutes dans la pièce où serait fait les expériences. Silencieuse, guère différent de son habitude, elle se laissa amener quasi docilement jusqu'à une pièce semi-circulaire où il y avait quatre cuves...

    Dès son arrivée, elle remarqua que les autres étaient déjà présent, dont Madison et Akira, savoir où était l'autre fut une déduction plutôt aisée de la part de Lorelei, qui avait arrêté de chercher en vain. Après s'être fait rattachée à la cuve et s'y être immiscé, les portes se firent refermés. Lorelei observa le tout en silence, attendant que la cuve daigne se faire remplir... ce qui n'arriva tout simplement pas. L'arcane sourcilière de Lorelei prit un 45 degré, le noir envahissait la pièce et le scientifique semblait battre en retraite par les sons qu'elle entendait. Elle entendit Akira maudire la situation le premier, ce qui lui fit apparaître un bref et léger sourire au minois. Pour sortir de la cuve, Lorelei fracassa simplement la bordure de la porte, qui céda par une baisse de pression et s'ouvrit automatiquement. Elle sauta en bas de la cuve, mais rapidement les attaches l’empêchèrent d'aller plus loin.


    - Un problème côté salle des machines ou de la salle informatique qui gère la cité. Dans les deux côtés, c'est mal foutu, car si sa en donne une panne de courant, on va s’asphyxier par manque d'oxygène.

    Son ton de voix était des plus indifférent, un peu lasse de devoir retarder une aussi lasse expérience pour une panne quelconque. À moins que s'était une intervention divine qui leur donnerait une semaine de plus à vivre ? Quel différence en bout de ligne... Alors que son arrière train se posa contre sa cuve, elle écouta les sons l'entourant, les gens qui semblait courir ici et là prit de panique. Elle ne pu qu'en échapper un léger rire d'amusement, qui se tue aussitôt qu'elle entendu un bruit de pas différent, si semblable à ceux de Faye. Et pas moins de quelques minutes ensuite, s'était bien elle qui venait de pénétrer dans la salle, leur faisant fasse en leur apportant la fameuse nouvelle. Vint ensuite la proposition d'être relocalisé, ce qui semblait plutôt pressant à la voir aller. Une fois détachée de la cuve, Lorelei s'étira un tantinet avant d'avancer vers la porte de sortie, toujours munie de ses entraves.

    - Fantasme cela dans ta cervelle Akira, c'est toi qui finirait écrasé contre un mur dans la réalité... Alors.. Où on va Dreizehn ?


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