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 Coup bas [Daniel]

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Élie Bokk
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MessageSujet: Coup bas [Daniel]   Jeu 26 Juil - 2:16

C'était la première fois qu'ils allaient tenter quelque chose d'aussi direct, la première fois qu'ils allaient risquer d'entrer en conflit armé avec un adulte, mais également la première fois qu'ils allaient pouvoir s'acheter des choses. Ils avaient décidé de donner un coup de jeunesse à leur planque, un sous sol qui leur servait de squat et était de plus en plus humide et insalubre. Il leur fallait réagir, boucher les infiltrations d'eau et refaire la peinture. Et la seule solution était d'avoir de l'argent. Ils avaient réfléchi des jours entiers et fait du repérage afin que tout se déroule selon un plan bien défini. Tout avait été organisé et chronométré presque à la minute près.
Bien sûr, Élie leur avait fait un long discours galvanisant, parlant de force, de rêves et d'indépendance, mais soyons clairs... ils étaient morts de trouille... Tapis derrière des bennes, escaliers de secours et divers objets abandonnés là, les quatre enfants commençaient à s'impatienter. La Peluche devrait déjà être là. Quelque chose d'imprévu serait arrivé ? Un problème n'importe quoi ?

La Peluche, c'était le seul de la bande qui arrivait encore facilement à attendrir les adultes. Il avait de grands yeux bleus, un air perdu et des cheveux bruns ébouriffés. Du haut de ses dix ans, il avait un don pour le baratin et pour sembler totalement sans défense. Le plan était donc simple. Il s'était rendu dans les quartiers un peu mieux fréquentés, dans une rue assez passante, et devait feindre un malaise. Parmi les gens qui réagiraient, il choisirait celui qui a l'air le plus niais et inoffensif et lui demanderait s'il pouvait le ramener jusque chez lui parce qu'il se sentait mal en se relevant. Il l'amènerait alors jusque dans ce cul de sac. Là, ils étaient quatre à attendre. Ils allaient lui barrer la route et lui ordonner de leur donner son argent. La personne ne sachant pas se défendre, impressionnée par le sabre du Samouraï et les bâtons des quatre autres, il devrait se rendre. Il leur donnerait son argent et partirait sans demander son reste.

Enfin, ils virent deux silhouettes entrer dans la ruelle. Élie se jeta alors au milieu du chemin, l'Ours à sa droite et le Sauvage à sa gauche. Le Lapin, lui, était resté un peu plus en retrait, peu rassuré. Un peu en avant par rapport aux deux autres, qui tenaient chacun un bâton en main, elle n'attendit pas même que l'étranger se retourne pour lancer d'un ton de défi :
- "On a besoin de ton fric, tu nous le donnes sans faire d'histoires et tu pourras repartir en paix !"

Elle était campée sur ses deux pieds, toisant l'étranger d'un air supérieur, malgré la différence énorme de taille entre elle et lui.
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Daniel Everett
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MessageSujet: Re: Coup bas [Daniel]   Jeu 26 Juil - 14:00

D'ordinaire, Daniel n'est pas du genre à sortir beaucoup. Il n'en a pas l'utilité, puisqu'il a tous ses outils chez lui. Même ses patients peuvent venir à son appartement en cas de consultation. Mais bien évidemment, en tant que prothésiste, il devait nécessairement se déplacer pour certains d'entre eux: notamment ceux qui n'auraient pas la possibilité de se déplacer correctement. Aussi revenait-il d'un rendez-vous durant lequel il avait présenté tous ses types de prothèses, de la plus simple à la plus élaborée.
Bien entendu, le rendez-vous s'étant passé dans les bas-fonds, il ne put convaincre son interlocuteur que de prendre la prothèse la plus simple, la plus utile, mais la moins esthétique. Cause de moyens financiers.

En repartant pour chez lui, les rues avaient semblé encore plus sombre qu'à son arrivée. Les seuls moyens pour voir correctement étaient de se repérer grâce aux lames à huile, aux torches et aux bougies que certains commerçants avaient placé à l'entrée de leurs magasins. Mais heureusement, Daniel avait pensé à utiliser sa prothèse oculaire. De cette manière, il pouvait voir un peu mieux que les autres dans la nuit.

C'est certainement grâce à cela qu'il finit par voir un enfant, recroquevillé sur le sol. Il sanglotait silencieusement, et lorsque le scientifique arriva près de lui, ce furent de grand yeux mouillés qui l'accueillirent comme le messie.
Il s'agenouilla pour lui demander ce qu'il s'était passé. Le gamin ne répondit pas. Il ne fit que dire qu'il voulait rentrer chez lui. Trop bon, Daniel lui dit de passer devant.

Une dizaine de minutes plus tard, il commença à douter. Car effectivement, ils commençaient à prendre des ruelles un peu trop sombres éloignées. Ses doutes se confirmèrent lorsqu'il finit par atteindre un cul de sac occupé par quatre enfants. Cinq en comptant l'acteur qui l'avait mené jusqu'ici. Ce ne fut qu'en arrivant qu'il se rendit compte qu'en fait, cliniquement, cet enfant n'avait absolument rien d'un malade, que ce soit en terme de pâleur, de sueur, de blessures physiques ou n'importe quoi que ce soit d'autre. Il essaya de se réconforter en mettant cela sur le compte de l'obscurité, trop mal traitée par le prototype de son œil.

Une enfant s'avança. Il aurait pu la prendre pour un garçon s'il n'avait pas perçu un semblant de poitrine former une courbe sur son torse. Elle lui dit alors qu'ils avaient besoin d'argent. A ces mots, il ne put s'empêcher de rire.

"Besoin? Vraiment? Ricana Daniel. Comment des enfants comme vous auraient-ils vraiment "besoin" d'argent? Je parie que vous vivez presque tous chez vos parents quand vous ne traînez pas ensemble. Vous pouvez bien compter sur eux."

Le prothésiste dégagea sa mèche devant son œil gauche et posa sa valise remplie de prothèses et de documents, pour sortir une espèce de télécommande de sa poche. C'était en fait une espèce de scanner. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour changer facilement les "options" de son œil artificiel. Passant les rayons sur le globe, il entreprit un discours. Ou plutôt, il commença à raconter une histoire que lui rappelait cette situation.

"Ça me fait penser: vous connaissez l'histoire de l'expression "pleurer des larmes de crocodile"? Je pense que c'est une situation assez cocasse, vous devriez l'entendre..."

Seule la lueur de son scanner semblait filtrait dans cette ruelle. C'était à se demander comment ces enfants pouvaient voir correctement avec la coupure d'électricité. Daniel continuait son histoire.

"Lors de la Renaissance, on attribuait une légende selon laquelle les crocodiles attiraient leurs proies en gémissant. Quand ils les mangeaient, des larmes coulaient, ce qui donnait l'impression que ces reptiles étaient tristes de les manger. La version scientifique, c'est tout simplement que lorsqu'un crocodile mâche sa proie, cela appuie fortement sur les glandes lacrymales. De la sorte, il pleure."

L'option que Daniel recherchait fut finalement enclenchée dans son œil. Il rangea alors la télécommande dans sa poche.

"On peut donc dire que vous faites un sacré banc de prédateurs, n'est-ce pas?" finit-il en souriant de plus belle.

Son œil gauche prit une lueur verte témoignant de sa vision nocturne. Mais au-delà de cette option, les enfants ne savaient pas que Daniel avait mis en route une autre option qui permettait d'analyser les mouvements pour les voir environ deux secondes à l'avance. Il n'allait pas se battre, mais ils ne comprendraient certainement pas de quelle manière un homme comme lui serait aussi capable d'éviter quatre bâtons et une lame. Une chose utile en cas d'agression, certes, mais usant gravement des batteries qui lui restait. En rentrant chez lui, il devrait tâter les murs et se contenter de son seul œil valide.

"Malheureusement pour vous, je n'ai pas d'argent. Et vous n'avez même pas le mérite de voir une quelconque peur chez moi. Je doute que des enfants de votre âge soient réellement capables de m'infliger quoique ce soit. Cela dit, je veux bien croire que vous soyez de vrais... "caïds"!"

Il finit sa phrase en insistant sur ce derniers, comme pour essayer de les ridiculiser dans leur entreprise. Peut-être comprendraient-ils qu'ils ne pouvaient pas plaisanter de la sorte avec tous les adultes. En fait, ils avaient de la chance d'être tombés sur Dan. Puis il visa notamment la jeune fille au katana.

"Toi, si fière avec ton "épée". Dis moi. Tu as déjà coupé autre chose que du saucisson et des rats morts avec ça? Oh, pardon... C'est vrai, tu ne peux pas. La physique veut que le bois ne cause que quelques bleus et échardes..."
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Élie Bokk
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MessageSujet: Re: Coup bas [Daniel]   Jeu 26 Juil - 20:18

Les choses ne se déroulaient pas comme dans le plan. Mais alors pas du tout. Ils avaient dit un mec faible !
Bon, à vrai dire, c'était la première impression qui se dégageait de lui. Il semblait somme toute banal et gentil. Mais dès qu'il avait commencé à parler, les choses s'étaient corsées. Dans leur idée il aurait dû dire quelque chose semblable à "oh mon dieu non, je ne peux pas frapper des enfants et en plus ils sont trop, voici mon argent !" Et partir la queue entre les jambes. Au Lieu de ça, il commença par mettre en doute leur besoin d'argent. Élie resserra son poing sur son sabre.
- "Tu sais rien de nous, comment tu peux dire ça ?"
Elle ne laissait transparaître que l'assurance, cachant du mieux qu'elle le pouvait que l'attitude de cet homme ne lui plaisait pas. Ses compagnons par contre ne semblaient pas aussi courageux.
L'Ours ne portait pas son sourire habituel. Il tenait son bâton fermement à deux mains, les jambes légèrement arquées, mais de sorte qu'on se demandait s'il était prêt à fuir ou bien à attaquer. Ses cheveux blonds étaient mouillés de sueur aux tempes. Le Sauvage, qui était normalement l'un des plus forts de la bande, n'en menait pas large non plus. Il tenait son bâton à une main, la pointe au sol, le poing de la main gauche serré, il ne semblait pas effrayé, mais avait tout de même l'air de lutter intérieurement. Quand au lapin, la couche de saleté qui le recouvrait ne cachait pas qu'il était mort de peur. Il portait bien son nom... La Peluche, lui, les avait rejoint et avait attrapé un bâton aussi, mais il n'était pas non plus un combattant. D'ailleurs il s'approcha d'Élie pour commencer à émettre des doutes sur l'intérêt de leur entreprise. Elle balaya ses objections d'un geste de la main.

L'homme avait déposé sa valise et repoussé une mèche de cheveux qui découvrit un oeil étrange. Il prit quelque chose dans sa main ce qui mis la jeune fille en garde, mais ne semblait pas agressif pour autant. Au lieu d'attaquer, il commença à parler. Son monologue n'intéressait absolument pas Élie qui le fit remarquer par un soupir bruyant.
- "tais-toi... sérieux..."
Il n'y fit pas attention et continua jusqu'à ce que la lueur de son oeil change. Oui parce que son oeil semblait briller légèrement. Les enfants s'étaient habitués à vivre dans la semi-obscurité. Et même s'ils ne voyaient pas le visage de l'homme ils pouvaient suivre ses gestes facilement. Mais c'était la première fois qu'ils voyaient ça. Un oeil qui brille dans le noir ? Ce n'était pas une lumière forte, mais la luminosité ambiante faible permettait de le voir distinctement. Il rangea l'objet qu'il avait prit dans sa poche auparavant et une vague de peur sembla se poser sur le groupe d'enfants. Qu'est-ce que c'était que ce mec ?!

Les paroles suivantes de l'homme étaient clairement là pour essayer de leur faire perdre confiance. Mais au contraire, elles énervèrent la jeune fille qui fit un pas vers lui et brandit son bâton.

- "Des bleus et des échardes, si elles sont sur ton beau visage de petit riche privilégié, ce sera tout aussi douloureux !"
Elle cracha en sa direction et donna un coup dans le vide afin de montrer qu'elle ne rigolait pas et de donner du courage à ses troupes.
- "T'as pas d'argent ? Ben prouve le. File ton porte feuille et s'il est vide t'auras qu'à te casser. Et si tu coopères pas tu n'auras plus qu'à essayer d'expliquer comment ça fat de se faire mettre au tapis par une bande de gosses."

Elle fit signe aux autres d'avancer un peu aussi et répéta en marmonnant.

- "Tu sais rien de nous. T'es qu'un gosse de riche qu'a jamais connu la misère. Tu crois connaître quoi avec tes beaux discours ?"
Sa voix devenait de plus en plus étouffée par la colère.
- "Tu pètes dans du velours alors qu'on se bas pour avoir à bouffer. T'as le présent qu'aucun d'entre nous n'ose rêver au futur."
Et elle termina presque en criant :
- "Alors ait au moins la décence de coopérer !"
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Daniel Everett
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MessageSujet: Re: Coup bas [Daniel]   Jeu 26 Juil - 22:54

Il fallait s'y attendre: la jeune fille s'était énervée. Et à un degré qui laissait Daniel coi. Elle semblait être persuadée d'avoir raison dans tout ce qu'elle disait, et pourtant, elle était tellement loin de la vérité ! Elle battit de l'air avec son "arme", accompagnée par ses amis qui semblaient la soutenir sans en être vraiment sûrs. Suite à toute cette indignation, le prothésiste répondit à chacune de ces dénonciations. Une par une.

"Tout d'abord, jeune fille, sache que je ne donne jamais mon argent à ceux qui viendraient le réclamer à coups de bâtons."

Il fit un pas. Rien de menaçant, et pourtant, les quatre acolytes de la demoiselle semblaient déjà tressaillir. Le comédien et un autre, aux dents proéminentes, semblaient notamment n'avoir qu'une envie: celle de détaler vite fait.

"Ensuite, je n'empêche personne de rêver. Dans ce monde, lorsque l'on a tout perdu, c'est ce qu'il y a de mieux, de rêver."

Un autre pas. Cette fois-ci, le plus grand et le plus musclé des enfants n'avait pas reculé, à contrario de trois de ses petits camarades.

"Pour finir, je trouve plutôt amusant que tu te sentes offensée quand tu affirmes toi-même que je serais un "petit riche privilégié". Toi non plus, tu ne sais rien de moi. Demande toi une chose: si j'étais vraiment riche et au-dessus de vous, crois-tu que je serais une de ces personnes de hautes sphères? Le genre de personne qui n'oserait pas même poser un pas dans ce quartier?"

Son dernier pas fut intercepté par le bâton du dit enfant, le plus grand et fort. L'arme s'était pointée sur le torse de Daniel, qui avait alors cessé d'avancer. Il continua alors de parler, mais en regardant principalement son obstacle.

"Tu me trouves un peu trop riche à ton goût? Désolé de m'être battu pour obtenir ce que j'ai aujourd'hui. Tu penses que je n'ai jamais connu la misère? J'ai passé mon enfance à peine à trois pâtés de maison d'ici. Je suis devenu prothésiste parce qu'à l'époque, ma meilleure amie n'avait pas les moyens de se faire opérer. C'est triste. Ma vie n'a pas été facile. Mais je n'appelle pas cet endroit "la misère". La misère, elle est dehors."

Il fit une pause. L'enfant semblait ne plus pouvoir se contenir. Cela ne l'empêcha pas de renchérir.

"La vérité, c'est que vous prenez justement le chemin de la fuite. Vous vous détournez de la laideur de vos actes en jurant que c'est parce que vous avez eu une triste vie. Vous n'êtes pas meilleurs et vaillants parce que vous vivez ici. Vous ne faites simplement pas l'effort de vous en sortir."
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MessageSujet: Re: Coup bas [Daniel]   Dim 29 Juil - 15:35

"RECULE !"
Elle avait crié. Excédée. Derrière elle, tous ses camarades avaient déjà fait un pas en arrière pendant qu'il faisait son petit discours, sauf le sauvage qui l'avait arrêté du bout de son bâton. Elle se tourna vers les autres un court instant pour leur lancer un regard assassin qui les poussa a se remettre un minimum en position d'attaque. Ils étaient visiblement partagés entre la peur que leur inspirait l'homme et le respect mêlé de peur que leur inspirait le Samuraï.

Cet homme prétendait venir du quartier pauvre et avoir pu faire des études. Oh, peut-être était ce possible lorsqu'il était jeune, peut-être que pour ses beaux yeux on avait trouvé le moyen de lui payer ce qu'il fallait, il ne semblait pas voir que ce n'était pas aussi simple que ça. Leur attitude, ce n'était pas fuir, c'était ne pas accepter de se soumettre à la loi du dôme.
"Tu peux pas dire que c'est possible pour tout le monde sous prétexte que toi t'as pu le faire. On appelle ça un sophisme me semble. Quelqu'un d'aussi diplômé que toi devrait le savoir non ?" Le ton était moqueur et méprisant.
"Tu crois pouvoir y changer quoi ? Le lapin a grandi dans la rue sans parents. On le nourrit à base des restes qu'on peut garder de nos repas chez nous. Le seul avenir qu'on a c'est d'entrer à l'armée parce que pour le reste, je sais pas si t'es au courant, mais personne ne trouve de taf parce qu'on est beaucoup trop sous ce foutu dôme."

Elle posa la main sur l'épaule du Sauvage et la pressa légèrement. Il lui lança un regard et elle lui rendit un petit hochement de tête. Il baissa le bâton qu'il pointait vers le torse de l'homme. Puis elle prit une voix grave de vieux sage et ajouta :
"Les études, les enfants, c'est l'ascenseur social. Vous pouvez devenir ce que vous voulez si vous travaillez à l'école."
"FOUTAISES !" dit elle en colère avant de cracher par terre.
"Faudrait déjà pouvoir se les payer les études. T'es devenu médecin comment ? En couchant avec une haut placée pour avoir accès à des thunes ?"

La jeune fille serra son bâton et le leva. Elle avait bien trop parlé. Maintenant elle allait faire taire cet idiot de médecin prothésiste et voir ce qu'il pourrait avoir d'intéressant dans ses poches.
Elle se rua sur lui pour lui porter un coup au niveau des côtes. Le sauvage l'imita presque immédiatement.
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