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 Une vie de...? Lundi soir 19h [?]

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Faye M.K. Dreizehn
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MessageSujet: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Mar 17 Avr - 15:45

Faye regarde le corps meurtri et sans vie de l’homme. Sur la table froide au centre de la salle hermétique, celui-ci est encore prit de convulsions post-mortem. Elles ne tarderont pas à cesser. Faye prend quelques notes avant de tourner le dos à la vitrine. « Je vais devoir changer les doses » se dit elle alors qu’elle coche une option sur le rapport de l’expérience. Elle signe son nom et son matricule avant de fermer le dossier. La tablette enregistre les données automatiquement et les transferts au terminal afin de mettre à jour les informations. La femme se penche devant une console. D’une main elle replace sa chevelure rousse tandis que de l’autre elle appuie sur un bouton. Une voix de femme répond presque aussitôt.

-Oui?
-M.K. Dreizehn, J’ai besoin d’un nettoyage. L’expérience est terminée.
-Un échec?
-Malheureusement. Quel est l’état des deux autres sujets?
-Ils sont retournés à leurs cellules. Voulez-vous que je les appelle?
-Non ça ira. J’ai terminé pour ce soir.
-Le centre est ouvert pour encore une heure. Bonne fin de soirée docteur.
-Bonne fin de soirée mademoiselle Fraühn.

Suite à cette conversation piquée de déception, Faye se tourne de nouveau vers la vitrine. Ses yeux verts se posent sur le cadavre désormais immobile. Un robot entre dans la salle et a tôt fait de faire disparaître toute trace de l’expérience ratée. Elle soupire, sans l’ombre d’un doute, elle se sent démunie chaque fois qu’elle se confronte à un échec. Bien qu’il s’agissait d’un cobaye dispensable fourni par le gouvernement, elle ne peut s’empêcher d’espérer des résultats positifs. « La prochaine sera la bonne » se dit elle, pleine d’espoir.

La femme s’approche de la porte. Sur un petit panneau elle appuie sur le bouton d’ouverture. La porte glisse sans bruit, laissant passer Faye. Quelque peu distraite, elle avance dans le corridor tout en cherchant quelque chose avec sa tablette multifonction. Elle fait tourner les noms des sujets restant. Mis à part ceux qu’elle a vu aujourd’hui, il y en a quatre autres pour un total de sept. Comme il lui reste une heure avant la fermeture du centre de recherche, elle décide d’aller constater leur état. Elle tourne le coin et manque de peu une collision avec le chariot des repas. Curieuse, elle regarde les libellés sur les plateaux. Deux d’entre eux n’ont pas été touché. L’un était pour le défunt cobaye.

-Cellule 5D n’a rien touché.
-Ah, Docteur. Vous devriez peut-être aller le voir. Il n’a pas l’air bien. Ça fait trois jours qu’il n’a rien mangé.
-Trois jours, tu en es sûr? Pourtant il semblait bien aller hier.
-C’est vous le médecin...
-Je m’y rendais justement. Comment se porte 1D?
-Calme. Elle refuse de me parler comme d’habitude. Il y a 2D qui semble un peu agité. Sinon rien d’anormal dans l’unité.
-Merci, bon travail.

Faye salut le jeune homme. Il s’agit du gardien de l’unité des cobayes. Il fait office d’observateur, s’occupe de tenir l’unité propre et de la gestion des occupants. Une bonne personne toujours à l’écoute. S’il avait cinq ans de plus, Faye l’aurait bien ramené chez elle. S’il était célibataire également. Un charmant jeune homme bien fringant. Il continu son chemin en direction du bloc adjacent avec le chariot des repas. Faye reprend également le sien pour le bloc D. Elle entre son code a treize chiffres sur le panneau de la porte. Un bruit retentit dans le bloc, signalant l’ouverture de la porte. Après quelques secondes la porte glisse silencieusement et laisse le passage libre. La femme y entre. La porte se referme derrière elle et quelques secondes passent avant que la seconde porte ne s’ouvre. Il s’agit à la fois d’une protection et d’un contrôle des entrées et sorties. Un garde de sécurité et un robot salut le médecin lorsqu’elle arrive à leur hauteur.

-B’soir madame.
-Bonsoir Frederik. Je viens voir 1D, 2D, et 5D.
-Vous savez quoi faire en cas de problème. Bonne visite.
-Merci. Oh et n’attendez pas 4D, il ne reviendra pas.

Le garde acquiesce. Lui et le robot de sécurité suivent la femme du regard tandis qu’elle s’éloigne vers les cellules individuelles. Seulement sept des vingt cellules sont occupés. « Maintenant six... ». Faye s’arrête en premier devant la porte 7D. Elle regarde par le petit hublot pour y voir une jeune femme dans la vingtaine. Elle a les cheveux longs d’un brun foncé. Elle dort à poing fermé. « Pas étonnant après la journée qu’elle vient de passer ».
Elle va ensuite devant la porte 6D. Elle regarde également par le hublot de la porte. Un homme dans la mi-trentaine est assis sur le sol au pied de son lit. Il semble démuni, désemparé. Elle le voit soupirer. Faye note quelque chose sur sa tablette avant de passer à la porte 5D. Elle cogne quatre petits coups afin d’attirer l’attention de l’occupant. Hélas celui-ci est recroquevillé sur lui-même dans son lit. Le médecin tourne la tête et fait signe au garde d’ouvrir la cellule. Il appuie sur trois boutons un après l’autre et la porte s’ouvre dans un faible chuintement. Faye entre et s’approche du lit.

-Pearson? Edward Pearson? Je suis le docteur Dreizehn. On me dit que tu n’as rien mangé depuis trois jours.
-...

Faye s’approche un peu plus et contourne le lit afin de voir le visage d’Edward. Elle remarque l’expression faciale figée de l’homme. Ses yeux fixent le vide, ils sont grand ouverts et ne répondent pas aux stimuli externes. Elle s’accroupie devant l’homme et plonge son regard dans le sien. Ses yeux sont vitreux. « Ce n’est pas bon signe ».

-Edward, pouvez-vous m’entendre? Hier tu me disais que tu te sentais bien. Clairement ce n’est plus le cas. Si tu ne te nourris pas ton système ne...
-...

Faye s’arrête de parler. Elle vient de remarquer le moniteur du lit. Il n’affiche rien. Pas même un voyant lumineux. Elle se redresse et constate qu’aucun appareil électronique ne fonctionne dans cette cellule. La femme médecin s’empresse de sortir. Inquiète, elle ouvre le dossier d’Edward mais ne trouve rien concernant une panne ou une coupure volontaire. Elle coche la case du décès. Edward n’est pas exactement mort, mais on ne peut pas vraiment le qualifier de vivant non plus. Faute de suivit en temps réel, elle devra demander une autopsie complète. Elle estime sa survie à...

L’homme exhale un râle grave. Faye note l’heure avant d’inscrire une demande d’autopsie en sa présence le lendemain. Voilà son horaire complet.

Elle passe devant la porte 4D pour s’arrêter à la 3D. Par le hublot elle voit l’occupant plongé dans sa lecture. Elle cogne quatre petits coups avant de demander l’ouverture de la porte. Le garde en profite également pour refermer la 5D. Faye s’avance à l’intérieur de la cellule.

-Que me vaut cette visite?
-Je venais voir ton état en vu des sessions de cette semaine. Comment tu te sens?
-Plutôt bien. Si l’ennui était un symptôme mortel, je serai déjà mort.
-Tu manges bien tes repas?
-Franchement, je reste toujours sur ma faim. C’est possible d’augmenter ma ration?
-Seulement si tu accepte le programme intensif. Il commence la semaine prochaine.
-J’y penserais...
-On se voit jeudi après-midi.
-À jeudi doc’.

Faye est un peu insatisfaite. Celui-ci n’est pas très bavard mais au moins il fournis les bonnes réponses. Elle sort de la cellule qui se referme à peine deux seconde après. Elle s’arrête devant la porte 2D. Un haussement de sourcils est la seule réaction qu’elle a en la voyant vide. « Un peu agité? Ils l’ont sûrement mit en détention préventive. ». Elle note un possible report de sa prochaine rencontre. Faye poursuit son chemin et demande l’ouverture de la 1D. Elle ne cogne pas à cette porte. Après quelques années à côtoyer l’occupante, elle connaît les habitudes de cette dernière. Après avoir fermé le dossier de la 2D, ses yeux verts se posent sur Lorelei Hoengaard. Elle la surprend à contempler la ville à travers la fenêtre de sa cellule. « Quelle surprise... » Se dit elle avec une pincée de rancoeur. Faye entre dans la cellule et interpelle la femme de vive voix.

-Alors comment on se sent ce soir? Demande-t-elle avant de jeter un rapide coup d’oeil au moniteur du lit. Tu es au courant que le programme intensif débute la semaine prochaine?

Faye dit cela d’un ton presque nonchalant. Elle sait qu’avec Lorelei il est plus qu’inutile de feindre la joie ou d’utiliser un ton d’abrutis. Elle préfère également un ton plus familier avec celle-ci. Plus c’est naturel, mieux la conversation se porte. Elle détaille longuement le corps de Lorelei tandis qu’elle attend sa réponse. À ses yeux, la cobaye est bien plus robuste que la moyenne. Elle peut en prendre beaucoup sans que Faye ne craigne pour sa vie. C’est un atout de taille. « Alors pourquoi a-t-elle l’air d’autant regretter sa décision »
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Lorelei Hoengaard
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MessageSujet: Re: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Mer 18 Avr - 3:10

    La routine - le quotidien - des actions que l'ont posent à chaque fois que la terre fait un tour sur elle-même. Lorelei ne s'en échappe pas non plus, même si cela ne semble pas la préoccupée, à première vue. Cinq heures du matin - l'alarme personnel de Lorelei retentit dans sa cellule - la réveillant du même fait. Son regard bleuté s'ouvre et observe les alentours - rien d'anormal - elle se lève donc sans presser le pas. Vint ensuite de long étirements durant plus d'une quinzaine de minutes - échauffant chaque parcelle de son corps, dont la plupart de ses muscles. Glissant ensuite ses mains sur le rebord de son lit, Lorelei se mis à faire une première série de push-up - soit disant qu'une série pour elle égale à une cinquantaine d'entre eux. Elle enchaîna ensuite avec une série de set-up - du même nombre et à une vitesse bien rapide. Une fois terminé, s'était le tour des pull-up, elle en fit environ vingt-cinq avant de relâcher une barre rattachée au plafond de sa cellule. Tendis que son entrainement matinal était fait - elle se déshabilla lentement - retirant une camisole et une garçonnière. La douche était situé dans le coin gauche de sa cellule, non loin de son lit. Se glissant sous l'eau tiède de celle-ci, Lorelei ferma les yeux et fit le néant dans ses pensées les plus sordides. Quand finalement elle entendit un bruit à sa porte - elle en profita pour éteindre la douche, portant un regard sur l'arrivée de son déjeuner - finalement. Prenant une serviette et sans grande pudeur, elle marcha jusqu'à l'entrée et prit le plateau pour l'amener jusqu'à la table. La première action fut de prendre le gobelet de lait chocolaté et de le caler d'une traite. Suivit d'un...

    - BUuuUuuuUURP !

    De nouveau pleine de vigueur, Lorelei s'attarda au détail qui ne semblait pas la presser - s'habiller. Même camisole qu'au réveil, la seule différente était qu'elle avait enfilée une paire de pantalon militaire et ses bottines. Étant donné que personne d'autre était encore sur les lieux et qu'aucunes examinations avant au moins une heure - Lorelei prit une planche à dessin virtuel et commença à dessiner diverses tactiques de combat ainsi que des stratégies. Le seul hic - s'était qu'elle avait en tête que les vieux modèles militaire d'il y a quatre ans. D'un autre côté - le programme donnait tout de même quelques possibilités lors des simulations de ses stratégies. Son seul public restait néanmoins que le gardien de la section - encore là - fallait-il qu'il regarde la caméra de sa cellule et y porte attention. Quand midi sonna - Lorelei leva les yeux de son joujou, l'apportant à sa porte. Encore un autre repas qui venait d'être livré - alors que son déjeuner avait été oublié sur la table depuis quelques heures déjà. Fermant l'application, elle se leva à contre coeur et dévora tout le déjeuner en moins de cinq minutes. Puis elle vint porter le plateau en l'échangeant contre celui du dîner, qu'elle délaissa autant sur la table. Puis elle appuya sur l'intercom - se connectant au réseau du gardien de la section - mais referma en moins de deux secondes le réseau, ne laissant guère le temps de répondre à ce dernier. Visiblement, Lorelei avait tout bonnement changé d'avis.

    Suite à cela, Lorelei se mis à faire les cents pas dans sa cellule, jusqu'au moment où une alarme d'ouverture des portes retentit dans sa cellule. La personne qu'elle vue - pas celle qui l'intéressait. S'était celle qui lui faisait passer la série de test habituels - de manière journalier - mais sans heure fixe. Du moment que s'était fait à chaque jour qu'ils radotaient. Lorelei suivit le doc' sans dire un mot, une paire de menottes aux poignets de manière purement préventive. Même s'ils savaient qu'elle ne causerait pas de problèmes - du moins, rarement de manière volontaire - s'était le protocole à respecter dans le secteur. Quelques plus tard - elle était de nouveau dans sa cellule. Assise confortablement contre le rebord de sa fenêtre, Lorelei semblait pratiquement lunatique - avec son regard qui observait et contemplait la cité - cette illusion de liberté. Au son de la porte et des pas, Lorelei ne broncha pas d'où elle était perchée, jusqu'au moment où une voix féminine retentit dans la pièce, celle de Faye. Son regard bleuté se tourne lentement sur la rouquine, la détaillant alors qu'elle attendait sans doutes une quelconque réponse de sa part. Celle-ci fut brève - un léger signe de tête pour lui dire d'approcher - avant même que les premières paroles sortent de sa bouche.


    - Je commençais à croire que ce moment n'arrive jamais. Combien reste t'il de survivants ?

    Elle se doutait déjà d'une réponse courte - dans le genre d'une dizaine ou moins. Après tout, le secteur était de plus en plus tranquille depuis quelques mois déjà. Et pourtant, son regard sombrement bleuté détaillait lentement les courbes de la scientifique, comme si la réponse restait tout de même futile à lui mentionner...


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Faye M.K. Dreizehn
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MessageSujet: Re: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Mer 18 Avr - 20:02

Suite à la réaction de Lorelei, Faye s’approche plus amplement. Elle s’accoude sur le bord de la même fenêtre où se trouve le cobaye. Ses yeux verts parcourent la vue qui s’affiche. L’ancienne militaire ne semble pas vouloir répondre, mais ce n’est pas chose rare la concernant. Faye s’est habitué depuis longtemps au comportement de Lorelei. Étant la plus ancienne parmi les cobayes, le médecin a eu tout le temps nécessaire pour la connaître. C’est la voix de Lorelei qui extirpe la rousse de ses pensées. Elle ne répond pas exactement ce que Faye aurait voulu, mais on ne change pas un caractère aussi facilement. Ses yeux verts se détachent de la fenêtre pour se poser sur le visage de la blonde. Elle y lit cette expression si souvent affichée. Faye hésite. Bien que ce ne soit qu’une seconde, qu’elle ne laisse pas cette hésitation paraître, Faye se demande si Lorelei parvient à la percevoir. Cette unique seconde dégoûte profondément la femme médecin. Au final, elle répond ce qu’elle peut. La vérité simple mais si cruelle.

-Le nombre est descendu à cinq aujourd’hui. Si rien ne s’améliore d’ici la semaine prochaine, vous ne serez plus que trois.

Elle prononce ces mots d’une voix teintée de déception. « Je me demande jusqu’où ils tiendront. ». Elle se sent dans une impasse. La pression pèse lourd ces derniers jours et Faye sait très bien que ce malaise n’ira qu’en grandissant. Une idée étrange lui traverse l’esprit tandis qu’elle détourne son regard de Lorelei. Elle fait mine de s’intéresser à la cellule mais en fait elle réfléchit. « Si je peux trouver pourquoi exactement le produit X74D-09 réagit si violemment... » Elle a bien quelques pistes, toutefois travailler avec des morts ne l’avancera à rien. Après quatre ans, un nombre incalculable de sérums, vaccins, gaz et autres se sont succédé. Si Faye les avait compté, le nombre s’élèverait à cent soixante-dix neuf. Certains ont produit leurs résultats, malheureusement pas ceux qu’elle espérait. « Travailler les yeux couverts n’est pas évident ».

-Lorelei Hoengaard, Akira Takeshi, Farouq Ajhandi, Madison McKenzie et Lazar Slavek. Habitue toi à ces noms. Les numéros ne seront plus utilisés aussi fréquemment. Lundi prochain vous serez examiné, stérilisé et vous devrez passez un test d’endurance physique et psychologique. Soit prête pour vingt-quatre heures consécutives à marcher et courir en succession. Je sais que ça a déjà été fait. La différence c’est que cette fois vous n’aurez pas le droit de vous reposer ni de manger ou boire. Mardi vous serez mis en cuve jusqu’à mercredi. Aucun repas également. Vous subirez des électrochocs, passerez un ECG ainsi qu’un scan complet de votre anatomie sous tous les angles. Remise en cuve jusqu’à jeudi qui sera tout aussi chargé. Jeudi et vendredi je testerai votre résistance et les effets d’un produit à différente pression et niveau d’oxygène. Samedi et dimanche seront deux jours de repos pour les survivants... Ce sont les grandes lignes.

Faye venait de dire tout cela sans marquer de pauses entre ses phrases. On pourrait presque dire qu’elle voulait se débarrasser de toutes ces informations. Ce qui n’est pas si loin de la vérité. Elle regarda de nouveau Lorelei afin de voir sa réaction. Faye sait ce qui les attend. Il ne s’agit pas d’une promenade mais une épreuve de taille pour les cobayes. Bien qu’elle sache Lorelei en excellent état, elle doute fortement de l’issue de cette semaine. Aucune nourriture, aucune boisson, pas de repos ni pour le corps ni pour le cerveau - Ni pour Faye -. Un véritable enfer. « Intensif est un mot si faible. » Se dit elle, découragée.
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Lorelei Hoengaard
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MessageSujet: Re: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Jeu 19 Avr - 3:14

    Quand Lorelei se fit confirmer le nombre de personnes encore en vie, elle reposa son regard sur l'extérieur à nouveau, prenant un air songeur. Cet air pouvait parfois en dire long, s'était le même air qu'elle avait quand elle s'amusait à faire des tactiques et stratégies de combat. Sauf qu'elle fini détourner le regard à nouveau sur Faye - quand elle commença à radoter toutes les procédures et tests qui allaient suivre. Ça s'était le genre de regard qui était entre le - WTF ?! - et la compréhension globale de la chose. Néanmoins, un seul mot titilla son intérêt sur le sujet assez grandement pour la faire complètement délaissée son point de confort. Ses pieds se glissèrent au sol et elle s'approcha de Faye, tranquillement. Lorelei l'observait - sans doute pour voir sa réaction qui arriverait dans pas très long.

    - Tu m'enverra les formulaires d'acceptation pour les tests.

    S'était la procédure à suivre avec les cobayes volontaires, bien que Faye devait l'oublier assez souvent. Mais s'était également assez rare que Lorelei mentionnait ce genre de chose - outre quand elle comptait refuser l'un d'entre eux. Lorelei s'arrêta derrière Faye, glissant ses bras autour de la taille de celle-ci tout en rapprochant son visage, venant murmurer quelques paroles au creux de cette dernière.

    - Combien d'années déjà... que tu me cours après ainsi ? Et tu veux maintenant me stérilisée ?

    Sans attendre de réponse, Lorelei vint mordiller l'oreille de la scientifique, remontant une main contre la poitrine de celle-ci, alors que la seconde se glissa à l'entrejambe de la rouquine. Une corde sensible ? Faye avait peut-être oubliée de se taire - selon l'avis de notre militaire. Mais il fallait aussi y penser - quel homme sensé voudrait se faire choper les bijoux de famille ? Ses mains continuèrent à la caresser, sans aucunes brutalités dans ses gestes. Lorelei murmura à nouveau à l'oreille de la femme, sa voix étant à la fois stricte et autoritaire, mais laissant échapper des phéromones sensuelles et aguicheuses.

    - Ne compte pas sortir d'ici se soir, on a du temps à rattraper.

    Parlant de temps, s'était sans doutes le nombre de fois que Lorelei avait éviter de se faire violée par Faye. Ou bien avait littéralement changer de position ou de sujet de discussion. Et malgré tout cela, elle revenait toujours la tentée encore et encore. Au final, s'était Lorelei le loup - ou plutôt la louve - cette fois. Il fallait bien profiter du meilleur avant la fin après tout - rien ne mentionnait qu'elle allait encore être en vie dans une semaine ou deux. Puis une main relâcha la poitrine, venant se glisser contre le minois de la rouquine, pour rapprocher son visage du sien et lui voler les lèvres des siennes.


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Faye M.K. Dreizehn
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MessageSujet: Re: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Dim 22 Avr - 23:52

[***Début de l’enregistrement***]

Peut être ne suis-je pas une bonne personne. Peut-être fais-je souffrir ces gens. Est-ce la mon plaisir? Lorsque je repense à cette fin de soirée, je me demande ce qu’a bien pu ressentir Lorelei. N’en avait elle pas assez subit? Avec un peu de recul, je crois qu’il s’agissait d’un appel. Elle qui avait si longtemps repousser mes avances, voilà que la situation a fait un 180 degrés. Les rôles se sont inversés. J’ai trouvé sa réaction amusante. Du moins, sur le coup. Aujourd’hui je me demande encore pourquoi j’ai fais cela. J’ai gâché ce moment précieux en misant sur sa survie. Il était encore temps, j’avais enfin droit a une réponse et pourtant... Pourtant je me suis conduit comme une idiote. J’ai un peu paniqué. À cette époque, je ne savais pas encore où le projet Tsunami allait nous mener. Je ne savais pas ce que nous réservait le gouvernement. Je ne savais pas ce que mes prochaines trouvailles allaient provoquer. Je ne savais rien, moi, la spécialiste, la tête dirigeante... Si l’on m’avait raconté tout ce que j’allais voir, dire et faire, spécialement envers Lorelei, jamais je ne l’aurais cru.
Si je dois avoir des regrets, l’un des plus grands restera toujours cette fameuse soirée avec Lorelei...

Peut-être ai-je été trop confiante... Aveuglée par mon orgueil, j’ai bien faillit commettre l’irréparable. Je vous ai déjà conté le début, hélas aujourd’hui vous apprendrez la suite. Je n’en suis pas fière, mais je ne peux pas dire que je regrette mon refus en soit. Enfin, oui je le regrette mais pas pour les même raisons. Vous me prenez sans doute pour une cinglée... Et vous avez probablement raison. Mon orgueil, mon avarice, ma gourmandise... À quel point ces vices sont puissants en moi vous n’avez aucune idée. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. Justement, elle s’est ensuite approchée...


~¤~¤~

« Les formulaires? Quel formu... Aah oui ceux là. Je les oublis tout le temps. » Se dit Faye tout en observant les mouvements de Lorelei. Celle-ci vient l’enlacer par derrière, touchant de ses mains la taille de Faye. Elle sentit le souffle chaud de la grande blonde contre sa nuque. Sa voix étonnamment douce ne s’éleva pas plus qu’il ne fallait. Lorelei chuchota quelques mots à l’oreille de Faye avant de la lui mordiller. Ne voyant pas pourquoi le fait d’être stérilisé semblait inquiéter Lorelei, elle ne répond pas. Qu’y a t’il a répondre, sans connaître le pourquoi du comment. De plus, la femme médecin apprécie les sensuelles caresses. Pour une fois qu’elle n’a pas à supplier le cobaye, elle n’allait pas se plaindre. Gâcher ce moment serait aussi décevant que de recevoir du charbon pour noël.
Faye courbe l’échine, un frisson provoqué par la stimulation de zones érogènes l’envahit. Elle lève le bras droit sans hâte afin de caresser de sa main le visage de Lorelei. Elle veut sentir sous ses doigts la peau de l’autre femme. Elle veut les mains de cette dernière partout sur son corps encore naturel. Elle veut Lorelei pour elle seule, entière, là, maintenant. Elle s’apprête à se tourner, faire face à la blonde. Elle veut la voir et la sentir, l’avoir et la ressentir. Après tout ce temps à se buter contre un mur invisible, après tous ces refus, ces vents. Elle est sur le point d’avoir celle qu’elle veut. Toutefois, à l’instant précis où Faye s’apprête à bouger, Lorelei ajoute quelques mots.

~¤~¤~

Ce qui a gâcher ce fabuleux instant? En toute honnêteté, je ne sais pas. Sur le coup je mettais tout sur le dos de Lor- De Miss Hoengaard, pardon. Je disais que c’était de sa faute, qu’elle n’aurait jamais du dire ces mots. Qu’elle était responsable... Avec du recul je vois que c’était faux. Non, Bien sûr, rien n’était de sa faute. Ne me regardez pas comme ça, je suis tout aussi victime qu’elle!
Je suis calme... Je suis calme. Comme je disais, j’avais tort de blâmer Miss Hoengaard. Seulement à ce moment là, je voyais les choses différemment. Je me disais « Si seulement elle n’avait pas dit ces mots. Si seulement elle n’avait pas laissé entendre cette crainte. » En un sens, j’avais peur. Je crois que c’est là que l’idée du produit R-701-D a germé en moi. Pourquoi? Parce que je désapprouvais la manipulation des sentiments de Lo... Miss Hoengaard. Je me disais que si elle était instable, je n’avais pas le droit de profiter d’elle ni de son état mental. Je croyais qu’elle avait peur et je voulais supprimer ces émotions négatives qui brouillaient son jugement... Et le mien. Je sais aujourd’hui que j’avais tort. J’étais persuadée qu’il s’agissait de la solution! Je n’avais aucune idée à quel point je me trompais. Oui je m’égare. Donnez moi quelques secondes...
Tout à l’heure je disais que je n’ai pas toujours été comme je suis en ce moment. Je ne dis que la vérité. Sinon pourquoi aurais-je réagit de la sorte? Si cette situation se produisait aujourd’hui, je ne manquerais pas de la saisir...
Peu importe. Où en étais-je? Ah oui! Elle m’a chuchoté...


~¤~¤~

Les paroles de Lorelei semblent tirer Faye d’un sommeil léger. Elle cligne des yeux. Intérieurement elle se sent déchirée, trahie. Elle qui croyait le comportement de Lorelei un signe d’encouragement, voilà qu’elle découvrait qu’elle se trompait. Le choc la fige le temps d’un baiser. Elle n’y répond pas, elle reste de marbre. On aurait dit qu’elle venait de cesser de respirer. Elle vient tout juste de comprendre pourquoi. Elle n’y avait pas pensé, elle n’a rien fait pour éviter ce malentendu. Pourquoi sinon Lorelei aurait-elle prit les devant ainsi, si ce n’était de crainte de ne jamais y avoir accès. Persuadée d’avoir bien saisit la situation, Faye s’insulta elle-même. Elle se dégoûtait, elle en avait envie de vomir tellement l’idée la répugnait. Bien qu’elle se sache la moins normale des deux, elle est incapable d’aller à l’ encontre de ses principes. Elle n’y voyait rien d’alléchant s’il s’agissait d’un geste désespéré de la part de Lorelei. C’est pourquoi, aussi fort soit son désir, aussi fort soit son envie en cet instant présent, elle combat ces vices. Elle se sépare de force de Lorelei. Non pas violemment, mais plus sèchement et plus froidement que le regard qu’elle a offert à Lorelei le jour de leur première rencontre. Ce regard glacial qui cherchait à dévorer le cobaye.
Faye serre contre sa poitrine sa tablette. Elle pose sur Lorelei ce même regard qu’autrefois. Non seulement dans le geste, cette froideur s’étend rapidement dans tout l’être qui compose la rouquine. Quelqu’un ne connaissant pas Faye aurait sans doute paniqué, prit du recul. Mais elle sait Lorelei intelligente. C’est elle qui doit sortir avant que le militaire n’attaque de nouveau. D’un pas rapide mais dans une allure réfléchissant la déception de Faye, elle s’éloigne en direction de la porte. Elle jette un rapide coup d’oeil vers la caméra de la cellule puis pose son regard sur Lorelei. D’une voix tout juste audible pour celle-ci le médecin s’empresse de dire quelque chose juste avant de fermer la porte. Coupant par ce geste toute tentation.

-Je t’apporterais les formulaires ce vendredi...

~¤~¤~


Qu’est-ce que j’aurai pu dire d’autre? J’étais perdu! Je me sentais trahie par moi-même! Vous ne comprenez pas, vous ne comprendrez jamais l’affection que j’avais pour eux! J’étais la seule personne qui leur parlait sans les diminuer. J’ÉTAIS LEUR ESPOIR! LEUR DERNIÈRE CHANCE DE SALUT! J’N’AI PAS TERMINÉ, LÂCHEZ-MOI! LAISSEZ-MOI TRAN-
...
...
...


[***Fin de l‘enregistrement***]
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Lorelei Hoengaard
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MessageSujet: Re: Une vie de...? Lundi soir 19h [?]   Lun 23 Avr - 18:06

    Alors qu'elle venait de lui voler un baiser des lèvres, Faye n'eut aucune réponse à son geste, outre de la repousser quelque peu - sèchement. Puis vint le regard glacial de Faye, se qui fit légèrement sourire la cobaye, mais ce sourire démontrait qu'une profonde tristesse - un sentiment rarement - voir jamais démontré par Lorelei. Le genre de sentiment qu'elle garde pour elle même, sans que personne ne le découvre. Pourtant, elle reste là, observant Faye se sauver d'elle en se dirigeant vers la porte de sa cellule pour en sortir. Tendis qu'elle sortait, Lorelei resta muette - alors qu'une larme coula le long de sa joue pour s'échouer contre le sol métallique dans un bruit si minime. Au final, Lorelei se déplaça en posant une main contre la porte, observant par la petite fenêtre qui laissait percevoir son visage.

    - Alles aber alleine…

    De l'allemand ? Et bien oui, voilà qu'elle l'avait interpeller ainsi, mentionnant de ne guère la laisser seule. Et la connaissant, la laisser seul dans un tel état n'était pas la meilleure chose à faire - et ce malgré les circonstances. Après tout, ses phobies n'étaient sans doute guère inconnu dans son dossier médical et elle pouvait aussi bien tomber dans un état... très peu avantageux pour la semaine qui allait suivre. Elle délaissa à contre coeur son intérêt - se dirigeant lentement vers le fond de sa chambre - de sa cellule - pour retirer ses vêtements. Elle se glissa dans la douche, s'assoyant au sol - comme dans un état méditatif. Elle alluma l'eau et ferma les yeux - de toute manière elle n'avait rien à ajuster - l'eau était toujours tiède tirant vers le chaud.

    - Calme toi Lorelei... calme toi...

    Se parlant à elle même, Lorelei semblait tenter d'effacer cela de sa pensée - ce qui venait de se dérouler. Néanmoins, peut-être était ce tout simplement mieux ainsi, ayant fait fuir Faye loin d'elle. Ainsi elle pouvait rester fixée sur les tests à venir ? Ou bien si gauche sur les relations et les émotions, elle s'en voulait tout bonnement.


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Une vie de...? Lundi soir 19h [?]

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