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 ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞

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MessageSujet: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Dim 22 Avr - 22:13


❝D
ire que tu avais passé l'âge d'être fourrée dans les pattes de quelqu'un, mais pourtant c'est ce qu'il se passait. Si tu avais passé ta matinée en compagnie d'un vieux chercheur bedonnants c'était pour rentrer dans les petits papiers de ton père. Enfin sur ce coup-là tu n'étais pas réellement sur puisque qu'après tout, c'était ta mère qui t'avait hurlé dessus à t'en faire culpabiliser il y a deux jours de ça, alors que tu avais refusé les épousailles d'un vieillard, mais tu ne savais pas comment lui faire comprendre que tu ne voulais pas épouser quelqu'un pour qui tu n'avais aucun sentiment. Ainsi tu te retrouvais tirer à quatre épingles bien pomponnée comme une dame de ton rang. Tu étais pire qu'une image en papier glacé aux bras de ce scientifique, tu avais envie de vomir, mais tu affichais un sourire forcé. La tête haute et le dos droit tu avançais d'un pas sur écoutant d'une oreille lascive les dire incompréhensible de ces hommes dans leur monde. Tu avais eu vents de quelques brides et tu avais compris qu'il était question d'un projet sur le renforcement immunitaire pour créer des êtres capable de résister à une grande pollution pendant longue durée. Ce qui serait magnifique si ceci était réalisable, car après tout ceci voudrait dire que la vie à l'extérieur du dôme devient possible, même si tu regrettais amèrement le fait que ce projet aller être mise en place pour servir d'essaim aux militaires et à leur folie meurtrière. Rien qu'à cette idée on ne peut plus désagréable tu portas ta main à ta bouche pour ne pas avoir un reflux gastrique en présence d'autrui. « Très cher, veuillez bien m'excuser, mais je ne me sens pas très bien. Continuer la visite, je vous rejoindrais plus tard. » T'excusas-tu comme s'il s'agissait d'un réplique de théâtre, l'homme bedonnant en question te fis un petit geste de la main comme pour dire du vent et tu t'exécutas comme un gentil toutou.

Tu lui lâchas la main et tu quittas le petit groupe pour te diriger vers les toilettes, tu connaissais cet endroit comme ta poche, même bien mieux que ta propre maison, après tout tu avais souvent était mise dans les bras d'autrui ce qui n'était pas tellement une mauvaise chose en ce moment même puisque qu'après tout, tu étais capable de te diriger dans ce dédale de couloirs, ainsi tu savais que tu devais tourner à droite et ensuite à gauche puis continuer tout droit et tu savais qu'enfin après tu allais pouvoir vider ta bille sans aucun problème à l’abri de tous ces regards accusateurs. Après tout, tu étais presque connue comme le loup blanc ici, jeune albinos dont pas mal de chercheur aimerais bien te mettre sur leur table pour pouvoir te disséquer, mais grâce à ton rang tu avais la vie sauve, enfin si c'était ce que l'on pouvait dire. Tu avais de plus en plus mal au ventre et tu savais parfaitement bien que ceci n'était pas dû à mère nature, mais c'était le dégout d'avoir tenu la main de cet homme vicieux et sans âme.

Marcher était beaucoup trop long pour toi et courir en talon haut ce n'était pas la meilleure solution, tu jetas un coup d’œil circulaire dans le couloir où tu étais et ne vis personne, tu en profitas pour enlever des chaussures et les tenir dans tes mains et là tu te mis à courir. Plus rapidement que prévue tu te retrouvais la tête dans la cuvette des toilettes, en train de vomir encore et encore, tu te demandais même comment il était possible de régurgiter autant en ayant l'estomac vide et sec. D'un revers de la main tu t'essuyas la bouche et tu te relevas tant bien que mal. Te laissant tituber vers l'un des lavabos de la pièce. Tu laissais tes chaussures retomber sur le sol dans brouhaha sourd et tu observais ton visage gris dans le miroir. Quelqu'un frappa à la porte ce qui pour effet de sortir de ta torpeur. « C'est occupé ! » Aboyas-tu d'une petite voix, le regard mort sur ton reflet aux airs malade. Tu te demandais même comment autant de maquillage pouvait donner ce résultat. Ainsi tu espérais être seule, jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

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Edmund T. Dahmer
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Mar 24 Avr - 14:18

Une sale corvée


Il y a des jours comme ça, et des jours comme-ci.
Y a des jours où vous bossez, et des jours où non.
Y a des jours où vous vous levez du mauvais pied, et d'autres pas.
Y a des jours où vous avez une foutue corvée à faire, et d'autres où elle peut être agréable.
Aujourd'hui, c'était un jour comme ça, où on se lève du mauvais pied parce qu'on part bosser, car la besogne en question n'est qu'une sale corvée.
Malchanceux que tu es. Si tu savais comme Dieu est clément avec toi ! Ne me demande pas, je suis sur qu'il existe Dieu. Un coup du Hasard ? … Le Hasard, c'est Dieu qui se promène incognito, alors bon.

Tu jetais ta dernière clope à l'entrée du grand bâtiment, exaspéré. La cigarette était interdite ici, alors tu avais voulu la finir, car on ne gâche pas une clope à peine allumée, et que tu ne les éteignais jamais une fois allumées. Tu allais être en retard, mais ça t'importait peu. Tu devais simplement faire un tour rapide du lieu et transmettre un message à un des scientifiques. L'homme en question se chargeait d'une jeune fille de parents friqués et très hauts placés dans la société.

Un quelconque supérieur, lèche-bottes comme pas possible, t'avais demandé aussi de t'assurer qu'elle allait bien. Pour se faire remarquer, tout est bon... Et puis comme, ça, tu faisais d'une pierre deux coups. Qu'il avait dit, le lieutenant. Des documents qu'il ne fallait pas ouvrir, cachetés, étaient dans ta poche, pliés avec négligence. Cela t'agaçait... Là-bas, c'est bourré de scientifiques, et ici, c'est bourré de chiens qui obéiraient aux ordres et se chargeraient de faire les pigeons, alors pourquoi un militaire. La réponse était simple, mais la frustration te prenait, à cause de cette mission futile qu'on t'avait chargé. Alors tu ne voulais pas chercher.

Tu devais simplement faire un petit contrôle auprès d'une seule personne : la fille Aryens. Tu traînais par là dans une des sections, tu étais en tête, avec tes cheveux verts si distinctifs. Alors quand on doit en prendre un au hasard, ça tombe toujours sur toi. Toujours en avant, avec cette couleur distinctive qui te caractérise si bien.

Ce sont des gens importants, si important que personne n'a bronché, et encore moins toi quand on t'a chargé de cette petite mission "bonus". Tu voudrais bien savoir qui est cette fille, car ce nom te dit quelque chose... Mais tellement vaguement que ça t'es passé par-dessus quelques minutes après, pour que tu ne te perturbes pas toi-même le temps de cette requête.

Aryens...

Tu passais les immenses portes battantes, peu intimidé par ce genre d'endroits dont la richesse s'étalait sans fin. Ils t’écœuraient surtout. Toi qui étais plutôt à la dèche, voir tout cet argent gaspillé pour ne se donner qu'en spectacle. Pour s'exhiber. Tu rentrais alors, et ton uniforme militaire ainsi qu'une petite carte que tu montrait aux vigiles te valaient le lasser-passer.

Tu avais simplement demandé où ce trouvait tel scientifique. C'était avec lui que se trouvait cette fille. C'était lui à qui tu devais transmettre les documents. On t'avais donné le nom de la salle avec les instructions, mais tu n'avais retenu que le numéro de l'étage. Le regard vague, impertinent, celui qui te fournissait les instructions avait vite désespéré. Tu avais pris l'ascenseur, peu impatient.

Alors que tu traversais le couloir interminable, la dégaine que tu dégageait dans ta démarche tranquille et tes vêtements confortables mais stricts contrastait vivement avec tout ces scientifiques, avec leurs démarches pressées et droites ainsi que leurs blouses blanches immaculées. Le dédale te perdit vite, mais tu refusas de regretter d'avoir snobé le jeune stagiaire qui t'indiquait dans les moindres précisions l'endroit où aller. Alors, tu arrivais à l'autre bout du couloir.

Un autre, perpendiculaire à ce dernier, fut traversé par une poupée. Les talons à la main, elle courait pieds nus. Sa chevelure rose, le visage fin, un flash se fit brusquement... Elle te disait quelque chose... Mais tu ne mettais pas de prénom à cette apparition presque divine, alors, une fois la surprise passée, tu t'élanças à sa rencontre. Envolé l'ordre de mission.

Tu ne savais pas ce que tu allais lui dire.
Tu voulais juste t'assurer que c'était elle.
Juste t'assurer qu'elle était en vie.
Juste t'assurer qu'elle... qu'elle se souvenait encore de toi.

Pourquoi ? Tu n'en savais foutrement rien. Un instinct t'y poussait, et cette force irrépressible ne te laissait pas le choix. Les pas s'enchaînèrent, martelant le sol dans les épaisses rangers sans ménagement. Un sol blanc souillé par des traces brunes, alors que ses pieds blancs et si fins l'avaient à peine frôlé sans en laisser la moindre trace. C'était la fin du couloir. Tu regardais l’unique porte. Tu te sentais alors embarrassé.


Tu frappais alors à la porte, et entendais une petite voix féminine te répondre que c'était occupé. Ennuyé, tu n'appréciais pas attendre devant la porte. Tu attendis quelques secondes, mais tu n'es pas du genre patient. Puis sans l'once d'une réflexion, tu ouvris la porte.

Alors un spectacle étrange s'offrit à toi : la même jeune femme que tu avais entraperçus filant le couloir, qui ne pouvait être autre que la petite fille que tu connaissais jadis. Penchée devant le lavabo, à s'observer dans le miroir avant qu'il n'interrompe ses observations. Le teint pâle encore plus que communément dans ses souvenirs ravivés, elle avait des airs de souffrante. Ses talons jonchaient sur le sol, ayant subi peu de délicatesse le temps de cette escapade.

Tu n'eus pas le temps d'être gêné, que ton regard s'adoucissait. Tu étais troublé contrairement à tes habitudes d'homme distant et indifférent que tu jouais si bien. Cette douceur, que tu ignorais encore vivante, disparu bien vite et tes yeux verts flamboyèrent à nouveau. L'acte idiot et insensé te fit réfléchir un peu plus sérieusement. D'une voix sèche, tu lui dit, de manière courtoise, comme le doivent être les militaires avec les hautes personnes  :


«-Désolé de vous déranger. On m'avait demandé de vérifier si tout allait bien pour vous.»

Pendant que tu donnais le document au scientifique dont il étais question, on t'avais demandé de t'assurer que la fille des parents en question était en forme. Vu qu'il fallait que ce soit quelqu'un, c'est tout ce que tu avais trouvé à dire. Quelle excuse lamentable.
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Mar 24 Avr - 16:45


❝T
u étais là, l'air hagarde en train d'observer calmement ton visage blême dans la glace. Ton visage déjà si blanc à l'accoutumé l'était encore plus et tes cheveux ne ressemblait plus à grand-chose. Tu commençais à ressentir le froid mordant du carrelage sur le sol, mais pourtant tu ne te rabaissais pas pour remettre tes petits petons dans tes escarpins hauts perchés. Non tu passais tes mains sur ton visage laissant de légère marque rouge qui disparaissaient aussitôt, laissant à nouveau ta peau reprendre sa blancheur porcelaine. Quelqu'un avait frappé à la porte et tu l'avais sommé de partir et ce très rapidement, mais pourtant après quelques secondes de silence tu croyais être enfin débarrassé de ce gêneur, mais pourtant la porte blanche des toilettes s'ouvrit dans un silence le plus troublant. Lorsque tu entendis le bruit lourd et caractéristique d'une chaussure d'homme claquer contre le sol blanc tu sursautas quelque peu et tu commenças à trembler comme une feuille morte qui était maltraité et frapper par de puissante bourrasque de vents, tes convulsions étaient tellement fortes pour ton corps frêle que tu avais faillis te prendre les pieds dans tes chaussures qui jonchaient nonchalamment le sol, mais pourtant au dernier moment tu avais réussi à te rattraper au lavabo devant toi et tu essayais tant bien que mal de garder ta dignité devant cet inconnu. « Désolé de vous déranger. On m'avait demandé de vérifier si tout allait bien pour vous. » Te dit l'homme d'une voix sèche malgré ses mots courtois. Instinctivement tu te raidis et tu baissas le regard vers le typhon du lavabo, tu prenais le temps d'aspirer une goulée d'air dans ta gorge sèche et tu tournas légèrement la tête vers l'intrus ne cherchant pas à l'observer, tu parlais à ses chaussures, épaisse et noir. Si caractéristique de ces brutes épaisses de pseudo militaire. « Je vous remercie de votre aide conciliante, mais si vous pouviez me laisser tranquille comme je vous l'ai demandé dès le départ ceci serait très appréciable, soldat. » Demandas-tu d'une voix froide, même si à la fin de tes mots tu sentais ta voix qui commençait à dérailler beaucoup trop à ton gout, si bien que tu avais commencé à toussoter dans un son roc.

Un déchirement se produisait en toi, tes tripes qui avaient déjà rendu l'âme depuis bien longtemps voulaient encore et toujours te déchirer les entrailles, alors que d'un autre côté tu avais ta gorge qui était aussi sec qu'un désert qui voulait boire à outrance, mais le combat entre tes deux organes te déchirer de l'intérieur. Sans attendre tu mis ta main devant ta bouche te penchant légèrement la tête dans le lavabo, mais lorsque tu entendis un petit couinement de chaussure dans l'entrée, tu fus prises d'une peur panique, tu ne voulais pas que quiconque te vois dans cet état lamentable et encore moins un parfait inconnu. « Je vous ai demandé gentiment d'aller voir ailleurs si j'y suis, mais vous ne me laisser pas d'autre chose. Dehors !! » Hurlas-tu à l'encontre du militaire dans le lavabo blanc, laissant un drôle d'éco te revenir en plein dans tes oreilles, si bien que secoua vivement la tête de droite à gauche et de gauche à droite pour te déboucher les oreilles et reprendre un tant soit peu tes esprits, mais très vite ton estomac refis des siennes. Sans prendre gare à savoir si le jeune homme qui t'avait importuné dans les toilettes des dames était encore là, tu retournas dans les toilettes que tu avais quittée peu de temps au part avant, recommençant ainsi ton petit manège la tête dans les toilettes, mais sans que rien n'en sorte, mise à part un filet de bave. Te laissant sangloter comme une petite fille lorsque tu pris appuie sur l'un des battants du petit cabinet. « Mon dieu, qu'est-ce que j'ai fais pour devoir encore supportée ça, toujours et encore la même rengaine, je ne suis pas qu'un pantin de chair et d'os que l'on met dans un lit pour que la famille obtienne des faveurs et garde son statue.... » Marmonnas-tu as à toi-même en te tapant la tête contre le fin mur dans un rythme régulier et sans force.

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Edmund T. Dahmer
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Mar 29 Mai - 21:22

Vision


Tu avais ouvert la porte, malgré toi. Tu n'avais pas trouvé les mots, tu avais trouvé l'acte absurde en revanche. C'est sur ce que tu retrouvais la jeune femme tremblante. Elle avait eu une faiblesse, et elle se rattrapa au lavabo avant que l'envie de la soutenir ne te prit. Les yeux concentrés sur tes chaussures, elle te demanda de partir gentiment. Enfin, aussi gentiment qu'on le pouvait à son statut, et ce moment même :

« Je vous remercie de votre aide conciliante, mais si vous pouviez me laisser tranquille comme je vous l'ai demandé dès le départ ceci serait très appréciable, soldat. »

Soldat... A tes oreilles, il était étrange d'entendre ce mot prononcé par cette amie. Cette ancienne amie, car tu n'étais pas sur qu'elle te reconnaisse, même si cette chevelure aux couleurs de la nature était peu trouvée dans le dôme en général... Originale dirait-on même. Tu la regardais, ou du moins, tu regardais le sommet de son crâne te faisant face, la jeune femme ayant les yeux tournés vers le sol et tes rangers.

Tu te demandais ce qu'elle avais pour être aussi mal, alors interloqué, tu te reculais discrètement sans pour autant sortir de la pièce réservée aux dames. Elle se redressa, jamais ses yeux dans les tiens. Sa fine main bâillonnait sa bouche qui retenait sûrement une envie de vomir irrépressible. Pour la laisser seule, tu reculais sans faire de bruits, et tenait la poignée de porte pour la fermer une fois que tu aurais franchi le seuil.

Tu tendais ta main vers la poignée ronde, qui n'enclenchait que le mécanisme quand on la faisait tourner sur elle-même. Un pas de plus, et ton pied dérapait d'un geste sur, pendant que tu faisais demi-tour. Un bruit immonde se fit entendre, un couinement. Ton épaisse chaussure contre le carrelage immaculé, blanc à écœurement.

Le bruit, laissant présager à la jeune fille que tu ne l'avais toujours pas laissé complètement seule, la fit crier sans ménagement, d'une politesse ironique et d'un agacement sans précédent :


« Je vous ai demandé gentiment d'aller voir ailleurs si j'y suis, mais vous ne me laissez pas d'autre chose. Dehors !! »

Elle ne t'avait jamais regardé, jamais reconnu. Cela te blessa profondément, et cette impertinence, ce manque de respect envers un soldat usa solidement tes nerfs. Déjà qu'elle te semblait déjà assez hautaine comme ça, cette réaction t'avait fait perdre le contrôle.

Tu rouvris la porte furieusement, et qui s'écrasa contre le mur sans délicatesse. Les pieds fixés au sol pendant qu'elle te regardait, effarouchée. Elle était officiellement surprise à vomir dans les toilettes pour femme, dans un état lamentable. Elle semblait outrée par le fait qu'on ose la contredire, s'opposer aux désirs de « [i]mademoiselle », puis, en plus de ce sentiment de honte, d'outrage, elle ne se doutait pas qu'elle allait reconnaître ton visage aux tons verdâtres.

Deux pas en avant, un geste de la main pour fermer la porte des toilettes, tu la surplombais, le sourire aux lèvres, l'ombre menaçante pesant au-dessus de sa tête. Son regard écarquillé te prouvait qu'elle était faible. Qu'elle t'étais inférieure. Ta main, grande ouverte, était bien plus large que son visage de porcelaine. Qu'elle semblait enfant. Que tu semblais puissant. Et c'est avec fermeté, que ta main toute-puissante s'emparait de ses pâles cheveux soyeux.

D'un geste vif, sans le moindre sentiment, tu aplatissais son corps frêle contre la surface verticale la plus proche, qui n'était autre qu'une porte. Elle vînt s'y écraser avec violence, gémissant sous le choc, les mains posées à plat sur la porte, pour essayer d'amortir le choc et de protéger une figure d'une beauté candide.

La porte s'ouvrant, son point d'appui fut superficiel, et elle tomba dans la cabine lourdement, la tête cognant la cuvette d'un toilette. Étourdie, elle resta immobile quelques secondes, un coude appuyé à la lunette, la tête penchante, comme démunie de toute vie. Après le vacarme de la chute, des portes qui claquent, des bruits de douleur, seul s'entendait maintenant le souffle de la victime esseulée dans la cabine, rauque.

Tu la rejoignais, puis agrippant à nouveau sa chevelure douce, si lisse que quelques mèches s'écoulaient avec fluidité de la poignée dure, tu la relevais. Les yeux fermés, gémissant, elle te demandait ce qu'elle t'avait fait. Elle n'était qu'une impertinente, voilà tout. Tu la traînais jusqu'aux lavabos, puis de là, le robinet s'activant automatiquement lorsqu'il détectait quelque chose sous la sortie d'eau, s'enclencha en suivant lorsque une joue pêche se présenta.

Les mains autour du lavabo, crispées, en essayant d'éloigner le visage de l'eau froide coulante à flot, la jeune fille toussait. Tu lui sortis la tête du lavabo, pendant qu'elle vidait ses poumons d'eau en la recrachant. Essoufflée, elle s'agrippa à toi quand ta poigne redevint ferme et qu'elle ramenait fatalement son visage vers l'eau, menaçante.

Les tripes lui remontant, pendant qu'elle ingurgitait un volume bien trop important d'eau, elle recracha tout. Elle venait de vomir le liquide à peine avalé, qu'il venait à nouveau conquérir son estomac. Les mains se crispant de plus en plus, tu la sortis à nouveau. Alors, princesse, ça va mieux ? … Le tout, avec un sourire suffisant. Voilà comment apprendre la politesse aux sales gosses.

Non.

Elle, ce n'est pas une sale gosse. C'est une amie d'enfance. Il ne faut pas la traiter comme ça. Tout ça, c'était dans ta tête, ça n'est jamais arrivé. C'est ce qui est passé dans tes yeux, dans ton imaginaire, donc ton sang, tes tripes, ton désir, c'est tout. Ce n'est pas réel.

Tu fermais la porte sur la jeune femme, de mauvaise humeur. Tu l'attendrais à l'entrée. Tu voulais reprendre contact, ou du moins, tu pensais encore à elle, un souvenir vague, certes, mais très agréable. Alors, posté à l'entrée, tu attendais sagement comme une brave bête. Car tu ne pourrais jamais faire de mal à Olympe, n'est-ce pas ?


H.S. : J'ai honte de répondre plus d'un mois après, pardon... =S
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Mer 30 Mai - 19:07


❝L
a tête dans la cuvette dans les toilettes, un filet de bave filant le long de ton menton, tu en avais marre de toute cette mascarade, tu voulais que tout se finisse, ou bien puisse appuyer sur un hypothétique bouton off, qui stop tout ce tamtam mare sans queue ni tête et qui te rend ta liberté, cette chose chimérique que tu n’as pas et que tu n’auras jamais, très certainement… Tu entendis la porte qui claquait assez violemment, laissant le mécanisme résonner avec puissance dans le petit espace blanc et aux aspects malades. Soupirant d’une quelconque quiétude à la suite de ce bourdonnement sourd tu espérais que ce court moment de répit te permette de soigner ses horribles aigreurs d’estomac qui te tourmentaient sans cesse, dès lors tu te reposas dans un calme paisible, pour refaire surface après quelques minutes qui te semblaient durer une éternité, pour finalement sortir de cet endroit exigu pour te rafraichir le visage avec des jets d’eau glacé contre ta peau blanche, presque grisâtre. Tâtant ta peau du bout des doigts, tu essayas d’esquisser un maigre sourire, mais qui retomba très vite pour afficher un visage froid et inexpressif que tu haïssais au plus haut au point que tu haïssais cette situation, laissant l'eau coulée à petit filet dans le lavabo, tu marmonnais des choses incompréhensibles que même toi tu ne comprenais pas du tout. Ainsi, t’étirant de tout ton saoul, tu replaças et réveillas la moindre parcelle de ton être pour reprendre un peu de courage afin de sortir la tête haute et de reprendre ton masque habituel devant tes clients, te juchant sur tes talons aiguilles, tu rattachas tes cheveux correctement et réajustas tes vêtements pour te donner un air de frais, faussement faux.

Jetant un dernier regard dans le reflet fugace du miroir avant d’effectuer un signe affirmatif du chef avant sortir de cet endroit de malheur, fermant l’eau qui coulait inutilement. Pour revenir sur tes pas que tu avais fait il y a quelques instants aux parts avant, mais ce coup-ci tu entendais le bruit de tes talons contre le carrelage, pour chopper la poignée ronde de la porte et la tourner lentement, afin de sortir et respirer l’air extérieur, mais ton regard fut attiré par une forme imposante à tes yeux. Levant lentement les yeux vers le corps qui se trouver devant toi comme un chien de garde qui attend patiemment les ordres d’un supérieur, tu observais longuement les bottes noires et parfaitement cirées, avant de remonter sur le treillis et le haut de camouflage qui faisait partie de l’uniforme réglementaire et obligatoire de l’armée avant de remonter directement sur ce visage et ces cheveux verts que tu avais connus il y a un bout de temps maintenant. « Ed… Edmund… » Bégayas-tu complètement surprise par cette drôle de rencontre imprévue. Si bien que tu reculas d’un pas incertain avant de reprendre ton équilibre en revenant en avant. Tu avais peur que l’homme devant toi fût tout simplement une chimère, si bien que tu voulais être sûr que cette personne était bien réelle et que c’était bien Edmund, tu avanças ta main lentement prise de légèrement tremblement vers le visage que tu avais connu il y a, tu ne sais plus, mais tu avais peur. « Mais… Comment… Es-tu réel ? » Commenças-tu à parler un peu dans tous les sens, avant secouer légèrement la tête en continuant de t’approcher du jeune homme pour poser le bout de tes doigts sur les reliefs du visage du jeune homme à la chevelure verdâtre, avant de toucher la pulpe de ces fines lèvres et de sourire de tristesse et lâchant une larme de bonheur.

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Edmund T. Dahmer
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Dim 24 Juin - 19:02

Un calque posé


Rien.

Tu n'avais jamais rien demandé. Jamais rien fait. Juste rêver. Juste penser, et espérer. Toi, espérer ? C'en était des plus comiques. Espérer quoi au juste ? Tu n'en savais strictement rien. Peut-être, sortir de cette spirale de violence qui t'entraînait toujours plus loin, mais paradoxalement toujours plus près aussi. Il faut se contrôler mon cher. C'est aisé de tuer des gens. J'ai déjà essayé. Et réussis sans problèmes. C'est pour ça qu'il faut se contrôler.

Tu n'as pas la cape noire, le corps sans peau, et la faux à la main, pourtant, on croirait que tu apportes la mort avec toi. Tu as goûté trop de sang. Tu as touché trop de cœurs. Tu t'es cru, et aujourd'hui, tu te crois encore, être là pour décider de l'avenir des têtes-à-têtes que tu as régulièrement avec ces petits rebelles. Vont-ils vivre, ou mourir ? …
Tu te lèves le matin, puis en fonction de l'humeur que tu es, on a intérêt à te parler comme il faut.

Tu n'en n'as jamais assez.

C'est une addiction.
Une de plus.

Avec la drogue. Tout ça pour quoi ? Pour t'occuper, te trouver des passions. Tu restes un humain, tu crois que ces activités te feront oublier ta solitude ? Sincèrement ? On est toujours seul. C'est ce que tu t'es toujours dit du moins.

On naît seul, on meurt seul. Notre mère est toujours là notre naissance. C'est le pilier. Puis la mort, tout dépend de la vie. Tu meurt seul, si tu as toujours vécu seul. Alors, toujours certain de vouloir rester seul ? Au fond, non. Car tu t'es toujours raccroché à cette image.

Cette fille.

Elle était comme cette flamme, qui parcourt la ficelle jusqu'à arriver à la destination finale, celle où tout finis par exploser. Dynamite. Ta seule preuve de contact humain qui relève du milieu amical encore vivante.

Tu l'attends, encore et toujours. Elle finit par ouvrir la porte, et te dévisage de bas en haut. Elle finit par la surprise. Qui la fait reculer d'un pas, qui résonne dans le long corridor impersonnel et blanc. Pour reprendre ses appuis. Se remettre de la surprise. Tout reprendre en main. Elle bégaye ton nom, encore sous le choc. Toi aussi, quand tu l'avais vu, tu avais eu envie de le répéter.

Et là, c'est elle qui levait le visage vers le ciel, vers toi. Et tu la redécouvrais à nouveau. Ces traits avaient beau être plus mûrs, tu voyais pleinement son visage, et tu reposais sur elle un calque de ses traits enfantins que tu avais si bien connu. Si bien approché. Maintenant, tu la redécouvrais. Et cette ancienne amie, qui s'était éloignée, revenait maintenant Tu n'étais pas sur de reconnaître son mental, mais retrouver une partie d'elle te comblait déjà intérieurement.

Elle te pose une question étrange.



Si je suis réel ? … Tu penses.

Quand tu y réfléchis, tu te dit que tu aurais eu le choix, tu aurais préféré ne jamais avoir vu le jour. Ne jamais avoir existé. Pourtant... Tu es là, tu la regardes, alors que tu es en petite mission de routine des plus barbantes. Un aller-retour de plus au cœur du dôme. Tu en avais fait tellement pourtant. Pourquoi aujourd'hui, tu la croises ? … Le hasard fait-il bien les choses ? … Bonne question. Et finalement, tu te dis que tu es bien content d'être là. D'exister. D'être... « réel ».
Alors, sans rompre le charme de ces retrouvailles, tu murmures simplement :

-« 
Tout autant que toi. »

Tellement inattendue cette rencontre que des larmes coulent doucement de ses joues pendant qu'elle touche ton visage à la peau pâle. Elle est pâle, certes, mais pas comparable à celle de la jeune fille, qui est porcelaine. Ta peau, elle, est pâle grisâtre. Alors qu'elle semble s'être épanouie, toi, tu te fane déjà. Elle continue de parcourir du bout du doigt ton visage aux contours réguliers, nets et fermes, tu ne la touches pas, par peur de la souiller. Cette peau, tu la sens douce. Pourtant, tu ne l'effleureras pas. Parce que c'est une forme de respect, pour toi, de l'épargner du toucher de ces mains crasseuses, ignobles. Celles qui ont tué, celles qui ont touché ce qu'il ne fallait pas. Aussi bien ces sachets, ces seringues, que ces femmes.

C'était émouvant. C'était des émotions sincères, et pures. C'était quelque chose qui commençait à te devenir étranger. Pourtant, tu ne t'es pas montré sauvage, ou rustre. Au fond, ça te manquait le vrai contact...
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MessageSujet: Re: ❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞   Dim 24 Juin - 22:50

Tu t’en mordais les doigts. Pourquoi toute cette mascarade, pourquoi lui ? Jamais ô grand jamais tu n'aurais cru le revoir un jour et encore moins ici et maintenant, un véritable rêve éveiller, mais pour autant cette chimère devait être on ne peut plus réelle, car après toute la peau grisâtre que tu touchais du bout des doigts était bien réel. Chaud est palpitant. Vivante. L’enfant que tu avais connu n’était plus là, mais pourtant malgré la dureté de son regard, tu arrivais à retrouver cette âme d’enfant tâché par le temps. Ses yeux étaient tel que poignard qui s’émoussait.
Mon Dieu, qu’est-ce que tu as connu, qu’est-ce qu’il s'est passé depuis notre enfance. Edmund as-tu vraiment changé ?
Tu profites de ce court moment de silence, profitant d’être seule en sa compagnie pour être heureuse, oubliant toutes tes obligations, oubliant même tous ces hommes avec qui tu avais dû faire la belle pour aider tes parents et aider la « société ». Tu avais l’impression d’être sur la pause, que le temps n’était plus là. Toutes ces heures passés ensemble à jouer, contre les dires de tes parents, tu ne pensais plus à rien, devenant comme une coquille vide.
« Tout autant que toi. »
Te murmura-t-il.
Tout autant que toi, autant, autant… Alors c’est bel et bien réel, Edmund, le petit gamin avec qui je joueais est bel et bien cet homme qui se trouve devant moi, mais c’est un vrai petit miracle. Pince moi je rêve.
Sous ses simples mots tu souriais de toute ton âme, laissant couler un nombre incalculable de larmes de joie, ruisselant avec une telle simplicité et avec une telle vitesse, que tu en devenais presque aveugle. Ainsi les yeux totalement ambulés, le regard flou, tu le regardais droit dans les yeux, enfin comme tu pouvais le faire. Si bien que tu enlevais tes mains de son visage pour t’essuyais les yeux, afin d’y voir un peu plus clair dans toutes ces larmes.
Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire, lui Dre ? Qu’est-ce qu’il va penser, me dire ? Est-ce qu’il va m’en vouloir pour ma réaction indélicate de tout à l’heure. Il faut que je me calme, je verais bien ce qu’il arrivera avec le temps, je serais peut-être surprise, heureuse ou déçu, mais j’ai quand même hâte.
Ainsi tu secoues la tête pour stoper toutes ces pensées et envahissant qui te vide l’esprit et qui te font faire des choses incompréhensibles et totalement folles, qu’en temps normal tu n’aurais jamais faites.
« Oui, on est bien réel. Si tu savais combien j’en suis heureuse. »
Murmuras-tu à ton tour.
Ainsi tu reposas à nouveau ton regard sur le jeune homme qui ne semblait pas avoir bougé d’un iota, mais sans savoir pourquoi une sorte de peur résonner au fond de ton cœur, très rapidement tu relevas ta main, mais sans savoir pourquoi tu la laissas retomber lourdement, se cognant contre ta hanche et tu soupiras. Tu hésitais entre agir comme lorsque vous étiez enfant ou bien au contraire agir en conséquence du temps qui avait passé.
Tu avais peur de perdre cet instant, mais aussi de le laisser passer, cette folie du destin t’était complètement inconnue, alors que faire.
Non. Je n’ai plus rien à perdre de toute façon.
Tu te ravanças de lui baissant la tête. Profitant de ta petite taille malgré tes talons et tu t’engouffras contre sa poitrine, prenant à main sa veste que tu serais de toutes tes forces. Respirant son odeur à pleine narine, la tête cachée, écoutant les faibles palpitations de ce corps pourtant si imposant.
« Pourquoi ? »
Le questionnas-tu.
Tu resserrais encore plus ta prise sur son vêtement, laissant tes poings blanchir sous la pression, mais tu avais peur de sa réponse, alors sans que tu puisses te contrôler, tu te mis à trembler comme une feuille, laissant presque tes jambes incapables de te porter tu te collais encore plus contre lui, non pas pour rechercher un quelconque contact, mais surtout un appuit, mais pour autant sans que tu t’en rends compte, tu t’étais remise à pleurer, comme lorsque tu étais une enfant. Noyé sous les larmes amères, tu te cachais tant bien que mal ton visage était recouvert par le masque rouge de la honte.
« Pardon j’ai honte d’être aussi faible… »
Lui avouas-tu la voix un peu dérallainte.
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❝ Souffler entre deux temps ▬ Edmund T. Dahmer ❞

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