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 A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]

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MessageSujet: A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]   Mar 24 Avr - 15:29


    Je marchais tranquillement dans les rues.
    Mais qu'est-ce que je pouvais bien faire ?



    22h45 - Le réveil résonne dans toute la boite.
    J'aurais bien dormis quelques heures de plus...


    Un bruit qui vous fait sursautez en moins de deux secondes. La sueur dégouline de votre front sans que ayez le temps de réalisé que vous êtes dans votre lit... C'était ce que Crissy venait de ressentir, affolez, complètement déboussolé. Sa tête était lourde et son teint pâle, aujourd'hui, elle n'ouvrirait pas "L'Absolue Absonèle", elle se reposerait. Tant-pis pour la soirée qu'elle avait prévue, elle ne voulait qu'une chose, de la tranquillité. Ces yeux vairons cherche une faible lueur dans ce noir complet qu'est sa chambre, sa main vint se posé sur un mur alors que ces jambes encore tremblante manque de ne plus la porter. La demoiselle appuie alors sur un interrupteur et l’halogène s'alluma, émettant une faible lumière, ambiance tamisé. Ouvrant sa fenêtre pour laisser passé de l'air frais, c'est avec un air grave sur le visage, que la jeune femme constata l’échéance, il faisait déjà nuit. Ainsi elle avait fait un tour de quadrant ? Intéressant. C'est en s'allumant une cigarette, que Crissy laissa s'échapper un sourire des plus inquiétant, une lueur carmine dans les yeux, à quoi pouvait-elle bien pensé ? Se dirigeant vers la salle de bain, la jeune femme se déshabilla avec rapidité avant de se placé dans la baignoire, tournant le robinet d'eau chaude à fond, glissant une pastille à la mûre pour que ce doux parfum enivre ces sens; retrouve ton calme. Fermant les yeux, tapant sur le filtre de sa cigarette pour que la cendre tombe sur le carrelage froid de sa salle de bain, la jeune femme se plonge de nouveau dans des songes étranges. Dans cet autre monde qu'est le monde des rêves, Crissy se sent invincible, en sécurité. La réalité ? Quel ennuis. Fermant le robinet, la demoiselle aux yeux vairons ne pense désormais plus à rien, un gros blanc prend possession de son cerveau, secouant la tête, elle remarque alors que cela fais déjà plus de quarante minutes qu'elle se trouve dans son bain senteur mûre, Crissy ne voulait pas rester inactif, pas ce soir. Attrapant son shampoing et son gel douche, la jeune femme se savonna rapidement, se lava les cheveux à la vitesse de l'éclair avant de se rincer à l'eau froide. Attrapant une serviette qui était dans le coin de la salle de bain, la jeune femme sortit de la baignoire, marchant sur le mégot qu'elle avait fait tomber quelques minutes précédentes, elle jura entre ces dents, de la cendre partout ? "Mais qui avait fait-ça ?!" C'était ce qu'elle venait de s'écrier. Crissy, tu à vraiment une mémoire de poisson. Un dialogue commença alors dans sa tête, toutes ces personnalités qui parlaient en même temps, c'était chiant, inaudible et énervant. Frappant le miroir de sa salle de bain avec le poing, Crissy grimaça de douleur mais les voix c'étaient estompées. Le sang coula à flot, écœurant, atroce. C'est en voyant ce liquide rougeâtre que la jeune femme sentit son coeur battre à un rythme étrangement anormal ; phobie du sang, Hémophobobie. Après avoir dégobillé dans son lavabo, Crissy ouvre sa boite à pharmacie, s'aspergeant la main de désinfectant, elle s'enveloppe alors cette dernière dans un bandage. En se relevant du sol, la demoiselle aux yeux vairons eu un vertige, sans doute à cause du sang qu'elle avait perdue... Secouant la tête en espérant que cela parte, elle avala au moins dix fois sa salive avant de courir vers sa chambre, attrapant un bagguy noir, un débardeur blanc et une veste en cuir souple noir. S'agenouillant par terre, en dessous de son lit, se trouvait son sac à bandoulière ainsi que ces baskets. Dans son sac, elle rangea plusieurs paquets de cigarettes, son matos "illicite" ainsi qu'une bouteille de Vodka. Il était maintenant temps pour elle de partir.

    Errant dans les rues de ces domes que formait Genesis, Crissy pesta, ne pas pouvoir voir le ciel ainsi que la lune, n'avoir que de l'air artificiel, une vie de misère... Ce n'était pas la liberté, elle vivait en captivité, prisonnière et le pire, c'est qu'elle ne pouvait rien y faire. Un sourire mélancolique sur les lèvres ainsi qu'une clope non-allumé au bec, Crissy cherche des yeux un endroit où elle pourrait se poser. Elle avait entendu parler de cet endroit qui concurrençait la boite de nuit qu'elle avait ouverte, un Saloon qui était dans les bas fond de Genesis. C'est avec résolution qu'elle se dirigea vers ce dernier, après tout, peut être que le patron avait du bon Whisky, du bon Gin ? Avançant alors dans les rues de Genesis tout en fumant sa cigarette, la jeune femme croisa plusieurs habitués de la boite, lui demandant ce qu'elle comptait faire ce soir. Il était vrai qu'en temps normal, c'était elle qui gérait l'ambiance ici, Crissy Irving Kain était connu pour ça, pour sa musique déjanté et aussi pour sa fâcheuse tendance à consommer de la drogue un peu partout et surtout devant les militaires en les narguant. Militaires, rien de plus péter comme travail, surtout ici. Il ne font rien, quedal, des clous. Ils laissent les pauvres citoyens dans la mouise... Bon, elle ne pouvait pas vraiment parler d'eux ainsi, en sachant que ces parents étaient eux mêmes des militaires... Morts en héros ? La belle affaire. Ils n'étaient plus là pour entendre parler de leurs exploits, à quoi bon ?


    23h24 - Le Saloon, je le vois, il est droit devant.
    Il y à une erreur dans l'énoncé...


    Crachant par terre comme pour expulser de son corps toutes ces mauvaises pensés, la jeune femme se retrouva alors devant le saloon. Des militaires... Sa grouillait de militaires, devant l'entrée tout comme à l'intérieur. Son bandage maintenant complètement taché de sang rendait notre demoiselle aux yeux vairons assez exécrable. Elle est énerver, elle veut tout casser, Crissy doit donc se calmer. S'asseyant au bar, la jeune femme constata alors que c'était une connaissance à elle qui faisait le service. Avant qu'elle n'est pus faire sa commande, Crissy fut accoster par un militaire qui lui tapota les fesses sans lui demander l'autorisation... Ouais, même avec une autorisation, la jeune femme n'aurait sans doute pas apprécier. Il était complètement éméché, bourré, ne tenant plus droit. Il devait sans doute fêter une mission accompli ou autre chose du genre, mais cela ne leurs donnaient pas le droit de foutre la pagaille. De sa main droite blesser, la jeune femme se retourna en vitesse, décochant un magnifique crochet du droit qui lui percuta la mâchoire, il tomba sur un militaire qui fut emporté avec lui dans sa chute. Les nerfs, ça y est, Crissy avait les nerfs. Tapant de son poing sur le bar, la jeune femme n'hésita aucunement, elle hurla sans crier garde.


    Vous en avez pas marre de faire chier le monde ?! Vous avez pas autre chose à faire que de boire à la réussite ? Y'a d'autres chose à faire dans Genesis pour vous bande d'abrutis !

    Crissy, tu n'es qu'une idiote. Ils sont tous énerver, ils ont un regards méchants et ils ont l'air de vouloir en découdre avec toi. Pourtant, malgré qu'une de ces personnalités ne lui dise de s'enfuir, la jeune femme n'en fit rien. La vérité fait mal ? Ouais, c'était sans doute cela. Assise sur son tabouret, elle pouvait enfin commander. Ce qu'elle désirait ? Une bonne Vodka pomme. Tapotant sur le bar avec un sourire carnassier, Crissy éleva la voix.

    Hey Jim, j'veux une bonne Vodka pomme avec des glaçons bien tassés. Please.

    Un regard inquiet sur le visage en regardant les militaires haineux, le jeune homme préféra ne rien dire et servit le verre de la jeune femme avec rapidité. Crissy ne fit pas attention à ce qu'il se passait derrière. Elle n'en avait strictement rien à faire. Elle voulait juste une chose en cet instant, savourer son verre. Après, peut être qu'elle sauterait dans le tas.



    00h02 - Je n'écoutais plus du tout ce qui se passait derrière.
    Je ne faisais qu'une chose, boire mon verre.



Correction en cours.
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Edmund T. Dahmer
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MessageSujet: Re: A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]   Mer 25 Avr - 12:52

Agréable Opposition



Une table basse rafistolée, sur laquelle repose quelques petits cachets, un verre et une bouteille de manzana. Une boîte en carton contenant une pizza. Une petite télé qui propose au programme un film X.

Voilà ta soirée. Un peu déprimante, non ? Il faudrait sortir un peu... Te shooter avec d'autres personnes, c'est plus amusant. Boire avec d'autres personnes, c'est peut-être la clé de nouvelles connaissances. Regarder un film X avec d'autres personnes, ça peut être... intéressant ? Non, pas vraiment. Vaut mieux le vivre plutôt. C'est plus drôle.

Tu t'affaisses quand même dans ce canapé miteux. Il faudrait penser à en acheter un autre. Quand ce meuble sent un poids sur lui, il se met à grincer désagréablement. Le cuir usé s'est déchiré, laissant voir la mousse et/ou autres composants du canapé. C'est limite si on pouvait voir un des ressorts. Tu tâtonnes la misérable causeuse, en cherchant sans grande conviction. Tu oses abaisser ton regard, fixé sur l'écran en couleur dans lequel on gesticule, on parle, sur la table basse.

Télécommande.

Sur table basse.

Flemme.


Pire qu'un zombie. Tu t'enfonces encore plus dans le canapé, mais le film ne te plaisant pas, n'arrivant même pas une once à t'exciter, tu te forces à te redresser, et à saisir la télécommande. Tu retombes à nouveau dans le sofa de premier prix, puis tu zappes. Tu zappes. Tu ne comprends pas grand chose aux programmes, crevé comme tu es.

Tu zappes.
Tu zappes.
Tu zappes.
Tu zappes.
Tu zappes.
Tu zappes.

Le manque de programmes vraiment intéressants te démoralise. Tu éteins la télé. Puis tu soupires, exaspéré. Tu fous une musique que t'aime bien, puis tu entames ta bouteille. Tu as acheté la pizza, mais l'appétit n'y est pas. Alors tu vas la garer pour demain, et tu la réchaufferas dans ton petit micro-ond...

Ah nan.

Il es cassé. Tu avais oublié d'enlever un peu d'alu sur une boîte de conserve et rien que ça, l'appareil ménager n'a pas supporter... tu juras. Il fallait acheter un nouveau micro-ondes. Ces conneries n'étaient pas particulièrement chères, et si tu ne dépensais pas l'argent en rab pour tes drogues et ton alcool, tu pourrais l'avoir de suite. Mais nan. Tu tiens plus à ces petites pilules qu'à un moyen de chauffer tes aliments.

Pourtant, on voit nettement la nécessité d'en acheter un nouveau. Mais pas toi. Ces merdes sont plus importantes qu'un micro-ondes. Une image te parvint à l'esprit, mais elle ne te sembla pas très recommandable... Une part de pizza dans une poêle... Non, arrête de rêver, ceci n'est point possible. Tu regardais la boîte en carton contenant le fruit de tout ces dilemmes sans conviction.

Alors que tu te levais avec difficulté en t'appuyant sur tes genoux pour jeter la-dîtes boîte, tu entendis quelque chose sonner. Ton téléphone portable, sûrement. Peu motivé, tu t'approchas de l'appareil le plus inutile du monde. Un appel. D'un numéro qui n'était pas dans ta liste de contact... Ton portable avait une particularité. Il ne contenait strictement aucun contact. Les seuls qu'il y avait, c'était le numéro fixe de la maison, et le numéro de portable de chacun de tes parents. Qui étaient morts. Oui, tu te souviens ? Tu les avais abattus. Enfin, bref, passons.

Tu répondais d'une voix blasée. Après avoir demandé à qui tu avais à faire, l'homme t'avait répondu d'une voix hébétée que c'était « lui ». Tu ne voyais pas de qui il s'agissait. Il te donna son prénom, son nom. Tu cherchas longtemps, et tu finis par te souvenir d'un homme qui devait avoir à peu près une appellation similaire, qui appartenais à ta division.

Tu ne cherchas pas à fouiller un peu plus loin dans ta mémoire, troublé par le fait qu'il ait ton numéro. Tu ne le donnais à personne. Enfin si, quand même. Mais tu ne mettais personne dans ton répertoire. Pas besoin d'appeler quelqu'un. Tu peux être joignable pour les autres, mais jamais tu estimes que tu auras à appeler quelqu'un.

Enfin bref. Ce mec te proposait un plan. Vous aviez fait une mission qui s'était avérée plutôt concluante plus tôt dans la journée. Alors que eux, ils étaient partis directement boire un coup, tu étais rentré chez toi, fatigué. Comme tu manquais à l'appel, il avait décidé de te joindre. Il ne te répondit pas comment il avait eu ton numéro de portable, mais te donnais une adresse. Ils étaient au Saloon Underground.

Tu aurais préféré aller à une boîte dont on t'avait parlé en y repensant, mais la flemme t'avait fait tout oublier. La propriétaire était un peu particulière à ce qu'on t'avait dit, mais pour toi, elle était juste représentative du lieu de débauche qu'elle gérait. Tu ne l'avais jamais vu, et ceux qui t'en avais parlé ne la connaissait pas personnellement. Tu n'avais donc pas cherché, et leurs dires n'étaient peut-être pas fondés.

Sur ce, tu décidais de sortir un peu, lassé de ta télé, de ton appart' miteux, de ta flemme monumentale, et lassé par cette homme qui n'était pas plus qu'une connaissance et qui pourtant insistait comme pas possible pour que tu te joignes à eux.

Tu raccrochais après avoir affirmé que tu viendrais, et jetais le portable sur le bar. Tu te dirigeais vers la salle de bain, minuscule. L'humidité avait fait moisir les coins de la pièce, et la plomberie, apparente, semblait sur le point de lâcher. Tu rentrais dans la petite cabine et fit couler l'eau. Tu grognas en sentant l'eau glacée descendre de tes cheveux, et parcourir ton dos jusqu'à arriver dans le creux de tes reins. L'eau chaude ne vint jamais, mais cela ne t'empêcha pas de prendre ton temps. Tu y étais habitué après tout, à ces problèmes de chaudière.

Tu t'habillais avec ce que tu avais. Des vêtements propres, c'était déjà te mettre sur ton 31. Tu trouvais un des multiples débardeurs que tu enfilais avec un jean droit, que tu rentrais dans tes rangers. Tu attrapais une veste en cuir, puis vérifiais que tu avais tout. Ta chaîne ? Présence positive. Ton couteau était bien là. Clopes, c'est bon. Briquet. Ok. Tu enfournais quelques billets dans ta poche, ceux que tu mettais de côté pour t'acheter des pilules principalement, et pour sortir un peu. Tu pris les clés de chez toi, puis sortit de l'appartement.

Arrivé en bas, tu longeais les routes, à la recherche de l'obscurité. Puis là, soudain. La lumière. Le bruit. Les gens. Le coin sentait déjà le vomi et la pisse. Mais habitué à ce genre de lieu, cela ne te fit rien. Des militaires étaient amassés à l'entrée du Saloon, et pas pour le plaisir de tous. Tu passais au milieu de ce tas, dont les constituants te saluaient tous d'une poignée de main, ou d'une accolade. Tu ne comprenais pas pourquoi. Tu voulais juste qu'on te laisse passer. Tu te demandais pourquoi tu avais dit oui, à cet homme.

Ta soirée allait être longue. Plus ici que chez toi. Tu t'installais au comptoir où les « forever alone » avaient l'habitude de s'asseoir. Les gens accompagnés, eux, restaient debout. Pour danser, parler, blaguer, déconner. Toutes sortes de conneries quoi... Tu demandais un whisky coca, le truc classique quoi. La tête baissée, les mains jointes, tu n'appréciais pas particulièrement l'ambiance.

Trop conviviale, et à la fois trop hypocrite. Les militaires foutaient la bonne ambiance. Les résistants, ou du moins, quelques personnes opposées à la violence ou en tout cas à notre méthode, les regardaient haineusement, tendit que les employés essayaient de rester serviables avec leur sourire couplé au boulot qu'ils faisaient, laissant dans leurs regards quelques peurs et inquiétudes cependant.

L'homme qui t'avais appelé s'approchait vers toi. Le nom couplé au visage t'aida à y voir plus clair et à le reconnaître sans problème. Jessie Bundy qu'il s'appelait. Le sourire au lèvres, il levait le bras dans un geste amical. Il s'installa à tes côtés. Il puait l'alcool. Bourré ? Sûrement. Mais pas mal des gens ici étaient déjà bourrés, alors un de plus, un de moins... Il te faisait la causette, te parlant de tout, de rien. Des avantages à être militaire. «Être militaire, c'était avoir de la force, de la puissance, de l'influence, et ça, ça plaisait aux femmes.»


« -... Pas vrai ma belle ? ... »

Il venait de finir ça phrase tout en s'approchant d'une jeune femme brune qui s'approchait du bar juste à côté de vous pour passer commande. Il passa généreusement sa main sur les fesses de la personne, tout en souriant d'un air supérieur. Son sourire fut rapidement déformé par un poing arrivant par dessous.

Un de tes sourcils se haussa de surprise. Elle n'était pas à cours de ressources. Avant que tu ne puisses penser à autre chose, Jessie tombait sur toi. Par réflexe, tu le poussais pour l'éloigner de toi. Abruti va. Il regarda méchamment la jeune femme, et s'éloignait. Pourquoi appréhendais-tu les instants suivant ? … La jeune femme, devant penser qu'elle ne s'était pas fait assez remarqué, frappa du poing le bar tout en criant sa rage :


« -Vous en avez pas marre de faire chier le monde ?! Vous avez pas autre chose à faire que de boire à la réussite ? Y'a d'autres chose à faire dans Genesis pour vous bande d'abrutis ! »

Elle n'avait pas tort, mais tu n'aimais pas particulièrement son comportement de plus en plus impertinent. Elle commanda ensuite sa boisson, d'une voix vive, comme débarrassée d'un poids :

« -Hey Jim, j'veux une bonne Vodka pomme avec des glaçons bien tassés. Please. » 

Tu pris un visage de façade, puis en t'asseyant sur le tabouret vide à ses côtés accompagné de ton whisky coca, tu lui sortis, sourire en coin :

« -Vous êtes bien impertinente dîtes-moi. On fait notre travail, rien de plus. J'pense qu'on mérite des pauses, pas vous ? … Vous en faîtes jamais de pause vous ?»


Dernière édition par Edmund T. Dahmer le Mar 8 Mai - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]   Sam 5 Mai - 4:06





Crissy, tu désirais déchiqueter sa chair...
Idiote, pourquoi n'a tu rien fais ?


Le cul visser sur sa chaise, sirotant son verre avec frivolité, cette jeune femme que tout le monde regarde se sent désormais mieux. Crissy n’en avait strictement rien à faire, en cette instant, elle était sereine, calme et rien n’aurait pus la perturbé. C’est ce qu’elle croyait. Le brouhaha qui tournoyait dans le saloon lui donnait le tournis et l’envie de vomir…Elle détestait la foule, elle en avait peur, et quand cette même foule vous regarde, votre cœur palpite et vous ne voulez qu’une chose, vous enfuir… Fierté mal placé, Crissy resterait là, elle ferait face, qu’importe ce qu’il arrivera. Quitte à vomir ces tripes, elle resterait assise sur cette putain de chaise. Serrant son verre comme pour garder son calme, la jeune femme essayait de faire abstraction de ce qui l’entourait. N’écoutant plus que les voix qui parlaient dans sa tête… Oui, n’oubliez pas que dans la tête de cette femme réside trente-six personnes, à peu prêt, si ce n’est plus. Respirant lentement, elle sentait la crise d’hyper ventilation approcher, mais si cela arrivait, adieu sa réputation. Crissy, tu dois tenir bon. Avant qu’elle n’est eu le temps de recommander un autre verre, le Barman lui avait déjà fait glisser une chope de l’autre bout du bar, arrivant délicatement devant elle. Une bière ? Ce n’est pas ce qu’elle voulu boire en cette instant même si celle-ci était celle qu’elle préférait d’ordinaire. Soupirant, la jeune femme attrapa la chope et en but plusieurs gorgés alors qu’une voix s’éleva juste à côté d’elle, la sortant de ces songes et de ces monologues entre ces démons intérieurs et elle.

« ▬ Vous êtes bien impertinente dites-moi. On fait notre travail, rien de plus. J’pense qu’on mérite des pauses pas vous ? … Vous en faites jamais des pauses vous ? »

Les lèvres se décollent de la chope, le regard se pause sur les lèvres de cet être qui laisse échappé un sourire dés plus irritable.. Crissy n’a qu’une envie, se levé de sa chaise et lui faire effacé se sourire à tout jamais… Bizarrement, elle resta calme, elle hoqueta même un petit rire malicieux. Il était drôle, vraiment. Drôle en ridicule. Il faisait leurs travail ? Alors qu’est-ce que c’était que cette misère dans laquelle les habitants de Genesis devait vivre ? Les militaires ne faisaient rien pour arrangés la situation, ils envenimaient plutôt les choses. Le sourire que Crissy avait laissé s’échappé quelques secondes auparavant s’estompa aussi vite que la bière qu’elle venait de finir. Elle voulait lui faire comprendre quelque chose, lui rappeler limite son métier, mais qu’importe. Cela ne servirait sans doute à rien. Soupirant par dépit, la jeune femme appela le Barman, lui tendant la chope et lui demandant un petit Wisky-coca.. Attrapant son paquet de cigarette qui se trouvait dans la poche de sa veste, la jeune femme en sortit une, sortit son Zip-o et prononça alors avec nonchalence..

« ▬ Si vous le dites. Vous avez sans doute raison, je prend des pauses, sa m’arrive, en même temps, vue le métier que je fais, j’ai pas grand chose d’autres à… »

Crissy n’eu pas le temps de finir sa phrase qu’un homme venait de la mettre par-terre. Le verre que le Barman venait de lui servir alors qu’elle parlait avec l’autre type se brisa sous l’impact lui ouvrant la joue droite et elle tomba sur les morceaux de verre… Ce qu’il c’était passé ? Plutôt assez simple à comprendre. Le mec qu’elle avait foutus hors service quelques minutes avant venait de se relever et il voulait en découdre… Sauf qu’un homme, éméché, faut dire que sa contrôle pas sa force et il en avait pas mal ; de la force. N’arrivant pas à se relever tout de suite, Crissy laissa apparaître se regard, blasé et dénué de tout sentiment, ce qui voulait tout simplement dire qu’en cet instant elle ne pensait à rien… Enfin, entre autre. Se relevant avec difficulté alors que l’autre nigaud numéro A faisait son numéro et l’insultait, un nigaud numéro B fit apparition derrière elle, rigolant et la provocant… Lui aussi elle le connaissait, elle lui avait péter le nez après qu’il est fait tomber un enfant par terre… Génial la soirée détente qui part en catastrophe. Qu’est-ce que Jake lui avait apprit dans ces cas-la ? Se barrer ? Au diable la fuite, Crissy n’était pas comme ça. Arrachant un morceau de verre coincé dans l’arrière de sa cuisse, la jeune femme fit abstraction de ce qui l’entourait et du sang qui coulait… Hémophile et Hémophobe… L’hémophilie, cette maladie de merde qui la fait saigner plus qu’elle ne le devrait, et l’Hémophobie, cette peur irrationnel du sang, cette peur qu’elle n’arrivait pas à contrôler. Prise de dégoût, la jeune femme monte sur le bar, le sang coulant abondamment de sa joue ainsi que de sa cuisse. Ce qu’elle allait faire ? Quelque chose de débile certes mais bon, c’était Crissy. Attrapant une bouteille d’Alcool qui se trouvait derrière le comptoir, la jeune femme sortit son Zip-o, fit étinceler la pierre et la flamme jaillit… Un alcool puissant, très puissant dans la bouche, Crissy placa la flamme en direction de Nigaud A et B puis elle cracha le contenu qu’elle venait d’ingurgité. Une énorme flamme approcha d’eux se qui les fit tomber. La jeune femme lâcha la bouteille, sauta sur Nigaud A, plaça une lame qu’elle avait toujours sur elle sous la gorge de l’abrutis puis fusilla sur regard Nigaud B… Encore une fois, Crissy avait encore fait des siennes… Le souffle court, la respiration lente et saccadé, la jeune femme aux yeux vairons lâcha avec rage mais difficulté…

« ▬ Aujourd’hui je ne… Voulais qu’une chose… Du repos… Je ne voulais pas faire d’esclandre… Alors Nigaud A et Nigaud B, ce n’est… Pas la première fois que nous en arrivons la… S’il vous plait, foutez moi la paix… Au moins pour… Ce soir. »

Enerver ? Oui. L’étonnement ce lisait sur le visage de ces deux là. Pourtant ils ne disaient rien. Allaient-ils vraiment s’en aller ? Crissy en doutait, pourtant elle y croyait dur comme faire. Rangeant sa lame dans sa poche, la jeune femme s’approcha du comptoir, le Barman accoura prêt d’elle, avec des compresses. Il est vrai qu’il la connaissait depuis quelques temps maintenant. Sa maladie, il l’avait vue plusieurs fois. Lui collant une énorme compresse sur le visage après avoir désinfecter la plaie pendant plus de dix minutes, Crissy s’accouda sur le comptoir, ne pouvant pas s’asseoir à cause de sa plaie sur le derrière de la cuisse. Le sang coulait, elle le sentait, mais pourtant elle n’irait pas ennuyer le Barman avec ces bétises. Il avait déjà fais beaucoup pour elle. Respirant avec difficultés alors que du sang se trouvait sur ces mains, la jeune femme se prit la tête entre une de ces mains alors que l’autre s’agrippait au bar. Pourquoi avait-il fallut qu’elle ai cette maladie ainsi que cette phobie ? Pas du tout chiant… Alors qu’elle allait demander une serviette pour s’essuyer la main, Crissy remarqua que sa cigarette avait disparue… Mais ce ne fut pas ça le plus énervant. Alors qu’elle voulu relever la tête, son champ de vision devint soudain flou, ces jambes ne la portèrent plus. C’était comme si un voile blanc lui passait devant les yeux. Vacillant vers la gauche, la jeune femme ne trouva rien pour se rattraper. Après quelques secondes, elle ouvrit les yeux, retrouvant la définition de « couleurs » ainsi que de « réalisme ». Elle tourna furtivement la tête et remarqua alors qu’elle avait atterrit sur « Monsieur je fais une pause. » Fierté qui en prend subitement un coup. Crissy recule vivement, ces jambes ne suivant pas le rythme. Elle baissa la tête, ces yeux vairons cachés par sa frange puis elle prononça alors, surprise.

«▬ Sincèrement désolé. Désolé du dérangement et de cet incident. »

Posant de la monnaie sur le comptoir, la jeune femme attrapa son sac à bandoulière puis elle fit signe au Barman en guise de salut. Elle ne devait pas rester, Crissy ne se sentait pas bien, pas en forme… Sang, elle détestait le sang et elle en était limite recouverte. Sa main vint se poser sur un mur pour se soutenir puis dans un ultime effort elle donna un coup de pied dans la porte pour l’ouvrir. Crissy avait tout gagné ce soir, elle avait fait n’importe quoi. Dehors, juste devant le Saloon, la jeune femme lève la tête. Respirant l’air frais qui venait de s’engouffrer dans ces narines… Cela faisait du bien. Un banc était visible à environs deux mètres, elle partit alors s’allonger dessus, clope au bec, regardant le « plafond » du dôme. La jeune femme n’avait pas la force de repartir maintenant, alors elle resterait le temps de retrouver son calme, ses esprits et surtout ses forces.


[Correction sera faite demain, vue l'heure j'ai pas la foi XD]




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Edmund T. Dahmer
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MessageSujet: Re: A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]   Dim 13 Mai - 17:19

Un peu de feu? ...



Plus de bruits, toujours plus de bruits. S'en est perpétuellement troublant. S'en est perpétuellement vide. Tout ce bruit, n'est qu'insignifiance, n'est qu'inutilité.

L'alcool dit tout en ne disant rien. « Bois moi et tu oublieras ». Le sexe dit tout en ne disant rien. « Fais le et ton mal de tête disparaîtras. ». La drogue dit tout en ne disant rien. « Sniffes moi et tu te retrouveras dans un autre monde ». C'est toujours bien plus palpitant qu'écouter ces gens. Souvent stupides, hautains, qui croient tout savoir, avoir la science infuse, alors que c'est loin d'être le cas.

C'en est presque pitoyable.

Lamentable.
Minable.
Désespérant.
Navrant.
Déplorable.
Piteux.
Regrettable.

Loin de toi l'idée de te croire supérieur à ces gens. Tu n'es sûrement pas plus intelligent qu'eux, mais je pense que tu es quand même bien moins con que la majorité des êtres respirant ici.

Tu regardes la brune fière, bien ancrée sur son siège. Elle semble l'être de moins en moins d'ailleurs ; fière... Elle semble se perdre mentalement. S'égarer. S'éloigner. Il te semble discerner une peur, un malaise. Elle ne bouge pas pourtant. Tu n'as aucune idée de la raison qui justifie sa torpeur.

Est-ce la peur qui la paralyse, ou lui fait-elle face ? Tu ne sais pas. Tu la regardes trembler, oscillante, écœurée. Elle respire de plus en plus lentement, décortiquant chacune des étapes du cycle respiratoire...

Inspiration, expiration, inspiration, expiration...

Elle eut le droit à une autre bière, que le barman lui envoyait de l'autre bout, poussant la chope d'un geste assuré, la faisant glisser jusque sous le nez de sa cliente.
Toujours concentrée sur le bar luisant, constamment nettoyé par un chiffon blanc d'un mouvement répété des centaines, voir des milliers de fois. La jolie brune soupira, puis avala quelques gorgées de la boisson.

Tu restais assis, les mains se fermant autour de ton verre dans un geste presque protecteur, en la regardant, toujours le sourire impertinent figé, toujours ces yeux foudroyants fixés sur les siens, vairons. Une lueur rageuse traversa son regard si singulier, puis s'évanouit, laissant place à une forme voisine de l'indifférence après avoir esquissé un sourire malicieux, presque déplacé. Elle soupira d’exaspération. Comme si elle abandonnait l'occasion de t'apprendre quelque chose.

Pendant que son visage laissait successivement place à toutes ces émotions, tu buvais d'une traite ton verre, lentement pourtant ; ton regard, presque couvert par le bord du verre qui remontait progressivement vers ton visage au fur et à mesure que tu buvais pour comme se rabattre dessus, la fixant toujours, peut-être intrigué par cette femme impertinente.

Le whisky terminé, tu le reposais, pendant qu'entre-temps, la brune avait terminé sa bière et demandais la même chose que toi. C'est enfin qu'elle choisit de te répondre.


« ▬ Si vous le dites. Vous avez sans doute raison, je prend des pauses, ça m’arrive, en même temps, vu le métier que je fais, j’ai pas grand chose d’autres à… »

Alors que tu la fixais en l'écoutant avec amusement, elle sortis de ton champ de vision, emportée par une brute... Son verre se cassa, et elle atterris dessus sans ménagement. Un morceau enfoncé dans sa cuisse, un autre lui marquant la joue d'une longue coupure transversale. Tu la regardais.

C'était en sorte, un petit test. Ce dont elle était vraiment capable. Si elle savait autant mordre qu'aboyer, ou si c'était plus une façade qu'elle voulait se donner pour montrer à tout le monde qu'elle était forte.

Elle apparut d'abord blasée. Cette expression déplacée te surprit un peu, mais tu n'en laissas rien deviner. Se relevant sans grande peine pourtant, un autre soldat derrière elle jurait, et se foutait d'elle, pendant que tu te contentais d'être un simple spectateur.

Tu observais, tu ne vivais pas.

Dégoûtée, elle commença enfin à faire son cirque, en montant sur le bar. Un petit coup de chaud te prit pendant qu'elle jouait avec le feu... Une vraie diablesse. Un rictus te prit, pendant que tu contemplais la scène semblant impressionnante aux yeux du reste du public. Tes cheveux dévoilèrent ton regard intéressé quelques millisecondes.

La flamme fit tomber de surprise les deux militaires, qui n'avaient trouvé rien d'autre à faire pour esquiver. Le temps qu'ils se relèvent, elle s'était jeté sur l'un d'entre eux, en lâchant la bouteille qui lui avait permit d'enflammer la salle en quelques secondes. Une lame, cachée on ne sais où sur elle, jaillit sous le cou de l'un d'entre eux. Menaçante, grognante, elle articula quelques mots avec peine.

« ▬ Aujourd’hui je ne… Voulais qu’une chose… Du repos… Je ne voulais pas faire d’esclandre… Alors Nigaud A et Nigaud B, ce n’est… Pas la première fois que nous en arrivons la… S’il vous plaît, foutez moi la paix… Au moins pour… Ce soir. »

Une fois ceci fait, après avoir rangé sa lame, le silence pesant, elle se releva. Le barman, lui appliquait quelques compresses au visage, saignant avec abondance... Tu qui voyais le sang souvent, il ne coulait pas autant à flot pour de si petites blessures... Surtout celle à la joue, qui semblait plus superficiel qu'autre chose...

Il s'affairait auprès d'elle, accoudée avec difficulté au comptoir. Elle recula, quelques instants, vacilla, puis atterris sur toi... Elle se releva avec difficulté, et vexée d'avoir eu cette faiblesse sous tes yeux, imposant alors ton aide d'elle-même, elle se redressa avec difficulté autant qu'avec fierté. Son ego semblait en avoir pris un coup.


«▬ Sincèrement désolée. Désolé du dérangement et de cet incident. »

Elle s'adressait au barman plus qu'à quelqu'un d'autre. Il ne fallait pas chercher. Il ne fallait pas s'excuser, mais ça, tu n'allais pas prendre la peine de le lui expliquer. Si elle en voyait l'utilité, autant la laisser dire... Elle avait été suffisamment libre ce soir, vu le peu de réaction manifesté après ce petit spectacle « embrasé ». Se soutenant à une porte, elle partit après avoir déposé la monnaie, bien trop supérieure au prix que lui avait coûté le rafraîchissement.

Tu observas le fond de ton verre... Un fond coloré d'un liquide brun foncé t'indiquait qu'il n'était pas intégralement terminé. Tu le terminais d'une traite, pour le repoussais. Tes deux mains frappèrent le comptoir dans un mouvement uni et dans le même bruit sourd, pendant que tu te redressais, faisant reculer le tabouret de lui-même.

Tu te levais. Décidé. Tu déposais de la monnaie à ton tour. Tu empruntais les compresses posées sur le comptoir que le barman avait lâché de dépit en voyant la belle s'enfuir. Puis tu sortis du saloon tout en les fourrant sans délicatesse dans ta veste. Tu respirais à pleins poumons, l'air te revigorant, l'obscurité apaisant tes yeux, le silence régénérant ton ouïe.

Une ombre féminine s'enfonçait un peu plus loin sur un banc. Une légère lumière émanait de la cigarette de la personne, tandis que le ciel indigo se faisait parcourir par la fumée. La lune était belle, derrière cette cage. Tu t'approchais enfin de la jeune femme, dont le visage se distinguait enfin. C'était toujours cette même brune aux yeux vairons. Alors que tu t'accoudais au banc, un sourire apparut. Tu sortis une cigarette de ton paquet déjà bien entamé, puis jouait avec.


-Excusez-moi, mais on ne s'est pas présenté.

Tu la regardais fumer, encore amusé mentalement par ses petites prouesses. Oui, elle sait mordre elle. Elle avait du chien, et toi, tu aimais ça.
Tu sortis ton briquet, que tu essayas d'allumer, en vain... Tu présentas ta clope à la demoiselle :

-Si vous pouviez me prêter un peu de feu, aussi, en plus de me donner votre nom, ça serait plutôt sympa...

En attente d'une réponse, tu contemplais le ciel, souillé par un plafond invisible, pourtant bien présent... Les nuages se déplaçaient, et tu sentais presque le vent qui les faisais déplacer... Le vent...

Tu n'as jamais connu ça, ni la pluie, ni la canicule... Sauf si un de ces jours, il venait à y avoir un dérèglement dans la gestion du dôme, mais ça n'était pas prêt d'arriver. Qui laisserait un résistant s'approcher des laboratoires ? … De la salle qui gérait tout ? Pas toi en tout cas. M'enfin, on y était pas...
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MessageSujet: Re: A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]   Lun 14 Mai - 0:58



If You Really Wanna Fly…
Laisse toi Aller Crissy. N’hésite pas.


Son monde était il en train de s'écrouler subitement ? C'est ce que pensait la jeune femme, allongé sur ce banc, lui aussi dans un piteux état. Il grinçait à chaque mouvement qu'elle faisait, cela avait le don de l'agacer au plus haut point. Elle voulait juste se lever et le déterrer pour le jeter dans une benne à ordure... Pas la force, pas la motivation, pas le courage. Cherchant sa tête avec sa main, Crissy se rendit alors compte de sa stupidité effarante. Si elle ne s'était pas faite remarquer elle ne serait pas dans cet état pitoyable. Une blessure superficielle pour les autres était fatale pour elle. Expire ; la fumer sort de sa bouche alors qu'elle contemple encore ce plafond. Elle aurait aimé être un oiseau, avoir des ailes pour s'envoler et se barrer d'ici, mais faut pas rêver, cela n'arriverait pas. Cherchant à se relever, Crisse retomba, se cognant la tête sur le banc ce qui lui fit tourner un peu plus la tête. N'ayant rien eu dans le ventre de la journée, la jeune femme allait sans doute faire une crise d'hypoglycémie avec tout le sang qu'elle avait perdu. « Hémophilie de merde ! » s'écria-t-elle intérieurement. C'est alors qu'elle repensa à ce qu'elle avait fait dans le Saloon. Il est vrai qu'elle y avait été assez fort. Crisse se demanda alors comment le patron réagirai en la voyant débarquer demain... Il l'avait soigné ce soir et couverte mais bon sa gentillesse avait des limites. De nouveau, elle soupir alors que sa clope se consume lentement, l'air frais lui caressant le visage, entrant dans ses narines et parcourant son être. Voilà ce à quoi elle aspirait, la paix intérieure. C'était ce qu'elle avait voulu ce soir, être tranquille, bien, sereine... Que demandez de plus ? Que vouloir de plus ? Inspirant une grande bouffé d'air frais, un sourire de satisfaction sur son visage, une voix s'éleva alors, rompant ce magnifique silence, cassant cet instant magique... Cette voix, Crissy la connaissait. Ses bras vinrent se glisser sous sa tête, histoire d'avoir une sorte d'oreiller et pour pouvoir contempler se sourire désagréable qui était suspendu aux lèvres de son interlocuteur.

" ▬ Excusez moi mais on ne s’est pas présenté."

Tirant plusieurs lattes sur sa cigarette et le fixant encore de ce regard blasé, Crissy ne dit rien. Présenté ? Parce qu'ils devaient faire la causette ensemble ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Qui s'était d'abord ? Expirant la fumer dans sa direction, la jeune femme aux yeux vairons reste allongé, sans dire un mot. Après tout, que voulez-vous répondre à ça ? Alors qu'elle pensait qu'il en avait fini, il reprit la parole, toujours ce même sourire aux lèvres, jouant avec une clope qu'il venait de sortir de son paquet, appuyant avec insistance sur la pierre de son briquet qui avait rendu l'âme... Mais il insistait quand même. Agaçant... C'est alors qu'il prononça encore une phrase qui rompit ce nouveau silence qui s'était installé.

" ▬ Si vous pouviez me prêter un peu de feu, aussi, en plus de me donner votre nom, ça serait sympa…"

Crissy laissa s'échapper un sourire alors qu'elle le dévisageait. Elle ne pouvait pas vraiment voir ses yeux, cachés derrière une mèche de cheveux. Plutôt grand, un peu plus qu'elle en tout cas, carrure imposante ? Pas tellement mais contrairement au gabarit de la jeune femme.. Non, il n'y a pas de comparaison possible. Ce mec, elle lui était tombée dessus dans le Saloon... Il lui avait envoyé un petit pique vis-à-vis des « pauses »... Il n'était pas juste venu pour du feu, Crissy n'était pas une débutante et elle était loin d'être conne. Sa cigarette se termine, la jeune femme écrase le mégot contre le dossier du banc et le jeta par-terre. Ouais, elle pollue et alors ? Elle n'en à rien à foutre de se dôme pourrit. Il lui avait demandé du feu et son nom... Un interrogatoire ? Digne d'un militaire, m'enfin, elle avait fait assez d'esclandre pour ce aujourd'hui. Tentant de se relever, la jeune femme attrapa le dossier du banc tout en pestant. Enerver ? Un peu. Crissy était surtout fatigué mais bon. Farfouillant dans ses poches, la jeune femme retrouva son Zip-o et le tendit au jeune homme avant de se rallonger, son visage arborant toujours ce regard blasé. Que faire ? Que dire ? Il n'y a rien à dire, tout à constater. Parler ? Être sociable ? Ce n'était pas le fort de Crissy et pour ce qui était de donner son identité, elle ne le sentait pas vraiment. « Pourquoi ne pas jouer au jeu de la souris avec lui ? » c'est ce que pensa une des nombreuses personnalités de la demoiselle, lui suggérant cette idée ou plutôt, lui implantant cette idée dans le crâne. Elle n'en démordait pas, c'est ce qu'elle allait faire. Elle se gratte le haut de la tête, cherchant son paquet de cigarette dans la poche de sa veste, attendant qu'il allume sa clope et qu'il ne lui rende son zip-o, la jeune femme répondit alors tout en allumant sa cigarette.

" ▬ Quand on demande l’identité de quelqu’un, on se présente avant. Question de principe et de politesse. "

Politesse ? Un militaire ? En demandait-elle trop ? Peut être. Cette mauvaise opinion qu'elle avait d'eux, elle n'arrivait pas à s'en défaire... Même si ses parents avaient été des gens formidables de leurs vivant, ce métier leur avaient niqués le cerveau au sens propre du terme. Ils n'étaient devenus que des êtres privés d'âmes et d'émotions ; des pantins. Crissy s'en souviendrait toujours et jamais cette peine en elle ne serait soulagé. Elle pouvait pardonner, mais elle ne pouvait pas oublier. Expirant la fumée de sa cigarette, la jeune femme tente vainement de s'asseoir, fixant un point qui ne bougeait pas comme le Saloon qui n'était pas loin, la jeune femme aux yeux vairons constata que sa vision devenait de plus en plus fouillis. Dans le coca, il y avait du sucre, pourquoi n'était-elle pas requinquer alors ? Soupirant une nouvelle fois, Crissy s'étira avec difficulté, ses articulations étaient-elles en trains de se rouillées ou n'était-ce que son imagination ? Un premier temps, elle pencha plus pour la première option mais c'est quand elle tenta de se lever que la deuxième option fut confirmé. Ce n'était que son imagination. Ses articulations n'étaient pas rouillées, elles étaient juste amoindris, tout comme ses reflexes... Le sang... Ce n'est que quelques minutes après qu'elle se rendit compte d'une chose assez essentielle.. Une douleur dans le dos. Passant avec difficulté sa main, Crissy constata la chose. Du sang ? Mais elle était niqué de partout ! Esquissant un sourire et lâchant un rire franc, la jeune femme était maintenant en train de se taper une barre toute seule dans son coin. Essuyant le sang sur son pantalon, la demoiselle aux yeux vairons étira ses jambes au maximum, la tête en arrière, les bras accoudé au dossier du banc, clope en bouche. C'est alors qu'elle laissa s'échapper.

" ▬ Mais au faites monsieur le militaire, que me vaut l’honneur de votre présence à mes côtés?"

Il était toujours là, depuis tout à l'heure il n'était pas partis... Pourquoi ? Que cherchait-il au juste ? N'avait-il rien de mieux à faire ? Voulait-il lui aussi chercher des noises à notre héroïne ? Peu probable. L'asticoter ? Fort possible. Le regard de Crissy ne se voulait plus blasé, mais plutôt hautain, sourire narquois arborant ses lèvres, sa clope coincé entre ses belles dents blanches. Elle ne comprenait pas, mais cela l'amusait. D'habitude, elle sautait à la gorge des militaires, enfin, elle leurs faisaient les pires crasses. Alors qu'avec lui, elle ne voulait pas en arriver là, il l'intriguait... C'était quelque chose de curieux, d'étrange. Crissy n'avait jamais vraiment ressentis cela auparavant. Que lui réservait cette soirée qu'elle voulait passer tranquille ? Bonne question... Elle avait les cartes en mains, certes, mais elle n'était pas la seule. La belle et la bête fumaient tranquillement leurs cigarettes mais la belle se sentait partir ailleurs... Un voile noir assombrissant les alentours. Ce qu'il se passait ? Ne faites pas les innocents, vous avez très bien compris...
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A la recherche de la tranquillité ~ [Edmund]

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